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Le rapport Glover blanchit la MPA et la CHCL
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Le rapport Glover blanchit la MPA et la CHCL
Le verdict est tombé. Sir Victor Glover a soumis son rapport dans le cadre de l?acquisition de deux portiques. Ses conclusions : il n?a trouvé aucune preuve qui pourrait établir que la direction de la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL) et la Mauritius Ports Authority (MPA) ont commis «a wrongful act or omission».
Les conclusions du rapport, soumises au président mercredi, ont été discutées au Cabinet, hier. Le gouvernement a décidé de les rendre publiques.aucun traitement de faveur
Chargé d?enquêter s?il y a eu pots-de-vin, commissions ou maldonne dans le cadre des procédures d?appel d?offres par la CHCL, Sir Victor Glover soutient qu?aucune preuve ne lui a été fournie. Il conclut donc que tel n?est pas le cas. Selon l?ex-chef juge, les faits démontrent que l?International Management and Construction Corporation (IMCC) d?Abu Dhabi, (compagnie qui devait décrocher le contrat) n?a reçu aucun traitement de faveur.
La proposition de la compagnie avait été jugée compétitive par la Banque mondiale après l?exercice d?appel d?offres. Le 2 avril dernier, le CHCL avait décidé d?envoyer une «letter of intent» à l?IMCC. Les négociations se poursuivent entre la CHCL et l?IMCC mais le 7 avril, suivant la Private Notice Question de Navin Ramgoolam, cette «letter of Intent» a été annulée.
L?ex-chef juge a aussi commenté la position adoptée par le leader de l?opposition, Navin Ramgoolam. Ce dernier avait affirmé à l?Assemblée nationale que «bribes have been taken. I know». Sir Victor Glover fait ressortir que la déposition de Navin Ramgoolam ne fait aucune mention de pots-de-vin.
Selon lui, ce dernier n?a pu établir que « the transaction was smacked of corrupt motives?. Except the fact that the members of the delegation to Abu Dhabi committed an alleged serious crime by politely accepting two invitations to lunch and dinner from their hosts». Sollicité, Navin Ramgoolam, n?a pas souhaité faire de commentaires. Il a déclaré vouloir d?abord prendre connaissance du rapport.
Sir Victor Glover critique également la déposition du leader du Mouvement républicain, Rama Valayden. Il affirme que les allégations de ce dernier sont truffées d?inexactitudes. De plus, note l?ex-chef juge, Rama Valayden a déposé en deux occasions devant la Commission et devait revenir pour soutenir ces allégations. Mais il ne l?a jamais fait tout comme il n?a jamais écrit la lettre qu?il avait promis d?envoyer à la Commission, maintient Sir Victor Glover.
le rôle du Central Tender BoardRama Valayden s?explique : il n?a pu apporter des preuves sur ses allégations car ses informateurs ont refusé de collaborer par la suite, dit-il. « Il nous arrive aussi que les informateurs ne nous donnent que des pistes qu?il faut par la suite approfondir. Ce que je n?ai pas pu faire dans le temps que j?avais.»
Le Central Tender Board (CTB) a aussi été aussi égratigné dans ce rapport. S?il est vrai, selon Sir Victor Glover, que les cadres auraient dû être plus vigilants sur les mots «lease» et «purchase», il pense que le manquement vient davantage du côté du CTB.
D?autant plus que, selon lui, «the choice between a purchase and a lease was simply a question of rupees and cents in CHCL annual budget. Phrases such as operational lease or financial lease, no doubt unfortunately, but honestly, never entered anyone?s mind.»
Il est d?avis que le CTB auraient dû demander plus de précisions à la CHCL au lieu de répondre dans un jargon technique. Pour Sir Victor Glover, le CTB ne peut pas s?attendre que tous les Chief Executive Officers des départements gouvernementaux soient des experts sur la question des appels d?offres.
La lettre du directeur général de la CHCL, Archimède Lecordier au CTB ne peut être plus claire, estime l?ex-chef juge. Il avait demandé l?avis du CTB pour louer à bail ces équipements.
Faute de temps, il avait souhaité une dérogation du CTB pour ne pas avoir à passer par les longues procédures d?appel d?offres. Mais cette requête lui a été refusée car la loi ne le prévoit pas. De plus, le CTB était d?avis qu?un service activity ne tombait pas sous sa juridiction.
Le président de cette commission d?enquête estime que la lettre d?Archimède Lecordier ne sous entend pas qu?il voulait «by pass» cette institution ou «use a colourable device». C?est d?ailleurs sur ce fait que Navin Ramgoolam avait axé sa déposition. Il avait parlé de «stratégie» pour ne pas passer par le CTB.
Sir Victor Glover avait démarré ses travaux le 26 mai dernier. Il a écouté au total 18 témoins.
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