Publicité
Le développement profite bien au Mauricien
Par
Partager cet article
Le développement profite bien au Mauricien
Avec une position stable au tableau du développement humain, Maurice peut être satisfaite. Classée cette année 64e sur 177 pays par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), elle se retrouve pratiquement au même rang que l?an dernier (62e sur 175 pays). Il faudra, pour progresser encore, que les richesses soient mieux réparties et les poches de pauvreté éliminées, a fait ressortir Aase Smelder, qui vient de prendre le poste de Resident Representative du PNUD.
Aase Smelder participait à ce lancement officiel, cérémonie que présidait le vice-Premier ministre, Pravind Jugnauth. Etait également présent le ministre des Arts et de la Culture, Motee Ramdass. La représentante du PNUD a situé les enjeux sociaux pour Maurice dans les années à venir. ?Les fruits du développement à Maurice ne sont pas partagés de manière équitable, comme l?indiquent plusieurs analyses. Il y a des poches de pauvreté, et elles sont plus présentes dans certaines régions et au sein de certaines communautés en particulier.?
?Décisions équilibrées?
Pravind Jugnauth a semblé lui donner la réplique en expliquant que le développement économique du pays ne s?est pas fait au détriment de sa diversité culturelle. ?Depuis notre indépendance, les différents gouvernements ont su soigner notre diversité culturelle, et s?en sont servi afin de promouvoir le développement socio-économique. Ils ont veillé à ce que les décisions politiques soient bien équilibrées de manière à ne pas provoquer des ruptures sociales,? a-t-il expliqué. En fait, il avait axé son discours sur le thème du rapport, La liberté culturelle dans un monde diversifié. En faisant également le sujet de son intervention, Motee Ramdass a déclaré que l?expansion des libertés culturelles est la seule option durable pour la promotion de la stabilité, de la démocratie et du développement humain.
Le pays doit ce classement plutôt satisfaisant dans la catégorie de développement humain moyen à tout un ensemble d?indicateurs se rapportant à la qualité de la vie. L?espérance de vie du Mauricien à la naissance est de 71,9 ans. L?alphabétisation touche plus de huit Mauriciens sur dix, âgés de plus de quinze ans. Sept citoyens sur dix ont bénéficié d?une scolarisation combinée (du primaire au supérieur). Le Produit intérieur brut (PIB), converti en terme de parité de pouvoir d?achat, par tête d?habitant est de $10,810. La valeur de l?Indicateur du développement humain (IDH) à Maurice est de 0,785. La différence de classement selon le PIB par habitant et l?IDH est de -15.
Les dépenses de santé par tête d?habitant sont de $ 323. Le pays compte 85 médecins pour chaque 100 000 habitants. 95 à 100 % des habitants ont accès, à tout moment et à un coût abordable, aux médicaments essentiels, tandis que l?ensemble de la population dispose d?installations sanitaires de qualité. 5 % des Mauriciens souffrent néanmoins de malnutrition.
Sur le plan des télécommunications, Maurice compte 270 lignes téléphoniques d?abonnés pour chaque 1 000 personnes. Trois Mauriciens sur dix utilisent un téléphone portable et le pays compte un internaute pour chaque dix habitants. Maurice, malgré ses deux années d?industrialisation, a toutefois beaucoup à faire pour s?illustrer au chapitre du développement technique si l?on se tient aux ressources accordées à la recherche et au développement (R&D). Entre 1996 et 2002, le pays n?a accordé que 0,3% de son PIB aux activités de R&D et ne compte que 360 chercheurs pour un million d?habitants.
Respect de l?identité culturelle réclamé
Les auteurs du rapport soutiennent que tout individu devrait avoir la liberté d?être ce qu?il souhaite, de choisir son identité et de vivre selon ses choix. Le PNUD évoque les défis posés à la liberté culturelle, dont l?instabilité causée par la diversité culturelle à certaines sociétés. Les individus réclament avec plus de fermeté le respect de leur identité culturelle. D?où la montée des revendications identitaires parfois très violentes.
Un grand nombre d?Etats est confronté au défi pressant de répondre à ces exigences. ?Mais relever ce défi peut constituer une menace pour les élites au pouvoir, qui imposent leur langue, leur religion et leur mode de vie afin de consolider leur autorité et leur contrôle sur l?état?, écrivent les rédacteurs du document.
Publicité
Publicité
Les plus récents