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Le Tour de France des Français !
David Moncoutié gagne dans sa région son premier succès sur le Tour, et offre à la France sa troisième victoire dans une compétition qui semble sourire aux coureurs de l’Hexagone.
Cette onzième manche du 91e Tour de France, entre Saint-Flour et Figeac, avait tout d’une étape “casse-pattes.” Au lendemain de la plus longue journée de la Grande Boucle, et à la veille de la première grande étape de montagne, les coureurs devaient se méfier d’un parcours vallonné et semé d’embûches.
Au général, Thomas Voeckler pouvait prendre le départ serein. Avec 3 minutes d’avance sur son dauphin O’Grady, l’Alsacien abordait cette ultime étape avant les Pyrénées dans les meilleures conditions.
Il aura fallu attendre le cap des cinquante kilomètres pour observer la première vraie échappée du jour. Trois hommes s’extirpent du peloton, Egoi Martinez (Euskaltel), Juan Antonio Flecha (Fassa Bortolo) et David Moncoutié (Cofidis), le régional de l’étape. Le coureur de la formation Cofidis avait annoncé qu’il allait attaquer, et sa présence dans ce trio de tête ne surprend guère.
Le peloton ne reviendra pas</B>
Sous la banderole des cinquante kilomètres de l’arrivée, les courageux du jour possèdent 7 minutes et 23 secondes d’avance, et leur long numéro à trois se dirige vers un final en apothéose. A l’avant du peloton, les Brioches La Boulangère contrôlent parfaitement, sans reprendre du temps, sachant que Moncoutié, mieux placé au général au sein de l’échappée, était à 18 minutes de Voeckler avant le départ de l’étape. A 40 kilomètres de Figeac, le peloton ne mène pas de chasse, et les échappés filent vers une victoire d’étape.
Le peloton accélère l’allure lors des derniers kilomètres. Dans la dernière difficulté du jour, la côte de Bagnac, les trois hommes se regardent, se méfient, mais n’attaquent toujours pas. A 10 kilomètres du terme de l’étape, Flecha place une attaque, sans pouvoir décrocher ses compagnons d’échappées. Dans la foulée, Moncoutié contre sèchement et lâche irrémédiablement ses adversaires. Alors que l’on pensait qu’il serait nerveux dans le final de “son” étape, le coureur de la Cofidis creuse un écart important de 40 secondes en 3 kilomètres. Le coureur originaire de Biars-sur-Cére roule seul vers un succès amplement mérité, et laisse sur place les deux Espagnols.
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