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Virenque, chevalier magnifique
Les Français Richard Virenque et Thomas Voeckler ont dignement fêté la fête nationale du 14 juillet, hier, à Saint-Flour.
Virenque a remporté en solitaire la plus longue étape de l’épreuve survolant les neuf ascensions qui jalonnaient les 237 km de course dans le Massif Central. Il remonte en outre à la 4e place au classement général à 6’52 de Voeckler.
Il s’est emparé du maillot à pois du meilleur grimpeur et a signé sa septième victoire dans d’étape dans le Tour, dix ans après la première. “J’étais au bout de mes forces. Dans le final, j’avais des crampes de partout. L’an dernier, j’avais le maillot jaune le 14 juillet, aujourd’hui je gagne l’étape, c’est fabuleux”, a-t-il déclaré les larmes aux yeux.
Voeckler, champion de France en titre et maillot jaune surprise, a fait jeu égal avec les favoris pour la victoire finale tout au long de cette 10e étape et a conservé en toute sérénité sa première place au classement général. Lance Armstrong, Jan Ullrich et Iban Mayo se sont neutralisés tout au long de la journée.
Voeckler a même eu la coquetterie de participer au sprint du peloton et a pris la 5e place de l’étape avec Lance Armstrong dans sa roue.
Doigts au ciel
Le Français de l’équipe Brioches-La Boulagère compte toujours trois minutes d’avance sur l’Australien Suart O’Grady au classement général, 4’13 sur le Français Sandy Casar et 6’52 sur Virenque qui effectue une spectaculaire remontée. Armstrong est 6e à 9’35, Ullrich 17e à 10’30.
“J’ai peut-être du mérite à garder le maillot mais mes coéquipiers en ont encore plus que moi”, a-t-il dit.
Echappé au km 35, Virenque a passé 135 km en compagnie du Belge Axel Merckx (Lotto-Domo) qu’il a lâché dans le col d’Entremont, avant-dernière difficulté de la journée, Virenque a effectué une improbable chevauchée solitaire de 67 kilomètres
Le coureur français de l’équipe Quick-Step Davitamon comptait sept minutes et 35 secondes d’avance au sommet du dernier col, le Plomb du Cantal (2e catégorie).
Son avance était encore de 5’19 lorsqu’il a franchi la ligne dans sa posture désormais familière, les deux doigts levés et la tête renversée vers le ciel.
Il a reçu une ovation triomphale du public dont il est un des coureurs préférés malgré une carrière troublée par les affaires de dopage au sein de l’équipe Festina.
Le champion d’Allemagne Andreas Kloden a remporté le sprint du peloton devant son compatriote et coéquipier Erik Zabel. Aujourd’hui, les coureurs poursuivront leur descente vers les Pyrénées entre Saint-Flour-Figeac.
Aujourd’hui
<B>11e étape. Idéale pour les baroudeurs</B>
Après le marathon de Saint-Flour, 237 km, les coureurs vont disputer, aujourd’hui, le sprint de Figeac. Cette 11e étape de seulement 164 km sera parmi les plus courtes de cette édition mais aussi l’une des plus difficiles.
“Il n’y a pas une difficulté majeure, mais il n’y a pas non plus un mètre de plat, pas une seule ligne droite”, dit David Moncoutié, le grimpeur de l’équipe Cofidis qui a longtemps vécu dans le département du Lot.
“C’est idéal pour une échappée. Je pense que le bon coup partira dans la côte de Montsalvy à 60 kilomètres de l’arrivée. Après la côte de Bagnac à seize kilomètres de l’arrivée, le peloton ne pourra plus revenir.”
Figeac a déjà organisé un départ d’étape, en 1978, en direction de la station du Massif Central de Super Besse où le grimpeur belge Paul Wellens s’était imposé mais elle sera pour la première fois ville d’arrivée.
Il est finalement assez rare que le Tour de France visite cette région de France, même si dans un passé récent Villeneuve-sur-Lot a accueilli deux fois le Tour, en 1996 (victoire de l’Italien Massimo Podenzana) et en 2000 (succès du Hollandais Erik Dekker).
Même aussi si Cahors a fait beaucoup en 1994 pour la réputation de Jacky Durand, vainqueur dans la préfecture du Lot de l’étape du 14 juillet avec le maillot de champion de France sur le dos.
Cette onzième étape du Tour de France sera nerveuse. Elle devrait inspirer des baroudeurs qui parieront sur la peur de la plupart des coureurs du peloton qui graviront le lendemain les deux premiers cols pyrénéens.
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