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Comment gérer la surproduction de porcs
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Comment gérer la surproduction de porcs
Gerarldo Perrine, éleveur, habitant à Montagne-Goyave a démarré avec une quinzaine de porcs grâce à une somme de Rs 40 000 que le Trust Fund For The Integration of Vulnerable Groups(TFIVG) avait mise à sa disposition. C?était en l?an 2000. Il avait acheté les animaux du service d?agriculrure.
Agé de 22 ans, Gerarldo qui poursuivait ses études à l?ndustrial Vocational Training Board(IVTB), était déterminé à réaliser le projet qui lui tenait à c?ur. Pour éviter que l?argent ne s?épuise en un clin d??il, Gerarldo mobilise ses proches pour assurer la main-d??uvre pour les travaux de construction.
Il rêve d?être parmi les premiers producteurs de porcs rodriguais dans les coopératives qui, soutenus par le TFIVG, ont un projet de charcuterie dans l?île. Une salle de coupe qui a été aménagée à Pointe-La-Gueule en fait partie.
Selon Jean-Noël Samoisy, responsable du TFIVG à Rodrigues, le projet vise à utiliser, de manière judicieuse, la surproduction de porcs à Rodrigues pour les transformer en produits à valeur ajoutée tels que le saucisson et le jambon fumé, spécialités des Rodriguais. ?Elles ont un goût très particulier?, assure l?animateur du TFIVG.
La possibilité que des denrées à base de porc soient exportées vers le marché de l?île de la Réunion n?est pas exclue. Avant d?aller de l?avant, Jean-Noël veut s?assurer que les sous produits soient en quantité suffisante et de bonne qualité ?Nous n?allons certainement pas prendre de risque et mettre en péril notre avenir. Nous préférons aller lentement et sûrement après une opération de marketing ciblée?. En parlant de marketing, Jean-Noël a en tête le secteur de l?hôtellerie.
Les éleveurs mettent toutes les chances de leur côté pour réussir et améliorer leurs conditions de vie ?Si nou envi reussi. Nou tou bizin met la tet ensam?, dit Gerarld.
L?exportation envisagée
En sus du soutien pour augmenter la production pour le marché extérieur, le TFIVG assure également la formation des éleveurs à travers le Service d?Extension de l?Agriculture (SEA) pour accompagner et suivre les producteurs.
Le mois dernier par exemple, Claudaman Clair, le technicien attaché au ministère de l?Agriculture a réuni environ une trentaine d?éleveurs au centre communautaire de Montagne-Goyave pour un atelier de travail d?une demi-journée sur les techniques de base liées à l?élevage.
?Sans la formation et le financement, il sera difficile de relever le défi et atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés?, explique Gerarldo.
Est aussi envisagée l?exportation des porcs vers les trois coopératives de Maurice, notamment à Trèfles, à Palma et à Palmar.
Jean-Noël Samoisy, vice-président du TFIVG, explique que le projet d?exporter environ une centaine des porcs vers le marché mauricien, est une démarche très appréciée par les membres des coopératives de porcs. C?est un bon signe de coopération entre les deux îles même si à Maurice les éleveurs éprouvent quelques difficultés en ce moment.
Pour augmenter la production, le TFIVG envisage de faire une proposition au gouvernement central pour que l?allocation qui est de Rs 40 000 actuellement passe à Rs 50 000 avec un taux d?intérêt de 5%. ?Comme l?élevage des porcs fait partie du paysage quotidien de Rodrigues, il est important de mobiliser toutes les ressources pour améliorer les techniques de production?, dit Jean-Noël.
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