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Hushovd vainqueur tranquille
Au sommet d?une côte de deux kilomètres, Thor Hushovd a dominé le champion du Luxembourg Kim Kirchen (Fassa Bortolo) et l?Allemand Erik Zabel (T-Mobile).
Le champion de France Thomas Voeckler (Brioches La Boulangère) a conservé le maillot jaune de leader avant une journée de repos salutaire.
La pluie, tombant chaque jour depuis le contre-la-montre par équipes entre Cambrai et Arras, devient problématique pour le peloton, redoutant les dommages que finissent par provoquer de mauvaises conditions climatiques.
Les muscles sont de plus en plus douloureux, les tendinites sont à craindre, les coups de froid ou autres bronchites restent possibles et ces inquiétudes s?ajoutent à la nervosité d?un peloton qui redoute la chute, les cassures et les impondérables, comme ce chien errant pris de panique qui a fait irruption dans le peloton à huit kilomètres de l?arrivée.
Fatigue
Une chute dont Samuel Dumoulin (AG2r Prévoyance), se plaignant du poignet gauche, et l?Espagnol Mikel Pradera (AG2r Prévoyance) ont été les plus sérieuses victimes.
?Il est temps que nous puissions nous reposer?, prévient Jean-Cyril Robin (Fdjeux.com) qui avoue avoir les jambes de plus en plus douloureuses et constate combien le peloton, déjà, lui semble fatigué.
Cette huitième étape entre Lamballe et Quimper n?aura pas facilité la tâche des coureurs sur des routes enchaînant descentes et montées, où il faut constamment être en prise, relancer, se replacer. Et le plus dur n?a pas commencé...
Hormis Christophe Moreau, tentant une attaque au kilomètre zéro et comparativement aux journées précédentes, le début d?étape a été tranquille, peu de candidats étant volontaires à l?escapade vent de face.
Finalement, l?infatigable Jakob Piil (CSC), comptabilisant déjà plus de 400 kilomètres d?échappée cette semaine, y est allé de nouveau, entraînant avec lui l?Allemand Ronny Scholz (Gerolsteiner) et l?Italien Matteo Tosatto (Fassa Bortolo) pour une partie de manivelles de 138 km, dans une échappée qui n?avait quasiment aucune chance d?aboutir.
Puissance
?La présence de Jakob Piil, cinquième du classement général, ne pouvait permettre à mon équipe de laisser faire?, estime Thomas Voeckler.
?Mes équipiers ont entretenu un rythme soutenu en attendant que d?autres coureurs viennent leur prêter main-forte dans le final. Cela a été le cas avec les formations Domina Vacanze, Crédit Agricole et Quick Step-Davitamon. Une nouvelle fois, il y eut une gestion parfaite de la course.?
Les trois hommes de tête ont compté jusqu?à 5?50 dans la traversée des Monts d?Arrée pour ensuite voir leur avance s?effriter progressivement, jusqu?aux portes de Quimper où ils ont rendu les armes.
Avec cette arrivée jugée au sommet d?une côte de deux kilomètres, les sprinteurs habituels sont entrés dans le vent pour laisser la première ligne aux puncheurs ou aux finisseurs capables d?exprimer leur pleine puissance.
Au rang des premiers figure l?Italien Paolo Bettini (Quick Step-Davitamon), sorti à 1,5 km de la ligne d?arrivée en compagnie de Koos Moerenhout (Lotto-Domo) mais, ce dernier restant passif, Bettini s?est agacé et s?est relevé tandis qu?il était loin d?avoir course perdue.
Il était relayé à 600 mètres de l?arrivée par Kim Kirchen, mais le Luxembourgeois, en dépit de son aisance, n?avait pas construit un écart suffisant pour résister au retour de Thor Hushovd.
Pour sa part Thomas Voeckler, heureux d?atteindre le jour de repos avec son maillot jaune, était très ému de retrouver sa maman et son petit frère, venus de Martinique pour le soutenir.
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