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Henrik Larsson, au nom du fils
Henrik Larsson, que d?aucuns considèrent comme le plus grand joueur suédois de tous les temps, a ébloui l?ensemble des observateurs pour son grand retour en équipe nationale lundi.
Inspirée par l?ancien buteur du Celtic Glasgow, auteur d?un doublé et intenable dès qu?il était en possession du ballon, la Suède a atomisé la Bulgarie 5 à 0 pour se positionner, au bénéfice de cette étonnante démonstration, comme un sérieux outsider dans la course au titre.
Le score, sévère, pour ne pas dire surréaliste à un tel niveau, ne reflète pourtant pas la physionomie de la rencontre tellement la Bulgarie nous avait paru vaillante en première période. Mais c?était sans compter Henrik Larsson, lequel tua pour de bon le match au retour des vestiaires en marquant deux buts pas tout à fait ordinaires. Dès lors, les Vikings pouvaient dérouler.
Le sélectionneur bulgare Plamen Markov a été le premier à faire les éloges de Larsson. ?C?est bien pour le football qu?un joueur de cette dimension renvoit sa retraite à plus tard. Mais s?il n?avait pas participé à ce match, l?issue en aurait été différente?, a-t-il confié lors de la conférence de presse d?après match. Bien trouvé. Lars Lagerback, son homologue suédois, a abondé dans le même sens devant les caméras de Supersport : ?C?est facile d?être sélectionneur quand on a dans son équipe un joueur comme Larsson.? C?est courageux de le dire.
Henrik Larsson, lui, a savouré en toute modestie son retour triomphal sur la scène internationale. Il a d?abord dédié ses deux buts à son fils Jordan, sept ans, lequel l?a convaincu de disputer l?Euro. Et il n?y a pas comme les mots d?un enfant pour vous ramener à l?essentiel. Il n?a ensuite pas manqué de faire remarquer que ce succès était d?abord celui de la Suède avant d?être le sien.
?Toute l?équipe avait envie de réussir quelque chose d?entrée et on l?a fait. C?est un succès collectif?, a déclaré Larsson, qui ne se souvient pas d?avoir joué un plus beau match sous ce maillot jaune de la Suède qui lui va si bien.
Preuve que l?ancien buteur du Celtic place le collectif au-dessus de toute autre considération, il s?est privé d?un rare triplé lundi, préférant laisser à son complice de l?attaque, Zlatan Ibrahimovic, le soin de concrétiser le penalty du 4 à 0. ?Je lui ai donné le ballon parce qu?il n?y a pas mieux pour l?équipe que de mettre en confiance tous les attaquants. Lundi, les trois ont marqué, ce qui est une très bonne chose?, a expliqué Larsson, faisant également référence au but de Marcus Allbäck, le cinquième de la soirée.
Pour Larsson, il s?agit maintenant de ne pas s?enflammer : ?On ne pouvait espérer une meilleure entrée en scène, mais ce n?était que notre premier match. Le chemin est encore long. Il faut d?ores et déjà penser à l?Italie, notre prochain adversaire.?
Du chemin, justement, le buteur suédois en a fait. Il a quitté son pays en 1993, à l?âge de 21 ans, pour tenter l?aventure hollandaise à Feyenoord avant d?être repéré, quatre ans plus tard, par le Celtic, le club de son coeur. Montant du transfert : £ 650 000 ! Une excellente affaire.
À Glasgow, Larsson a marqué les esprits, trouvant, en sept saisons, 230 fois le chemin des filets ! Il est aujourd?hui le troisième meilleur buteur de tous les temps du Celtic.
Un Celtic qui, d?ailleurs, pourrait ne pas se remettre de son départ. On comprend un peu mieux, depuis lundi, comment et pourquoi le grand FC Barcelone espère convaincre Larsson de poser ses valises au Nou Camp.
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