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Sonia Gandhi devient Premier ministre mercredi
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Sonia Gandhi devient Premier ministre mercredi
Alliés et nouveaux partenaires ont signifié leur soutien au Parti du Congrès. du coup, Sonia Gandhi et son nouveau gouvernement devraient être investis mercredi dans leurs fonctions, déclare-t-on de source proche du Parti du Congrès.
Gandhi rencontrera aujourd?hui le président indien, Abdul Kalam, et pourra alors lui présenter des lettres de plusieurs partis prêts à soutenir le Congrès, vainqueur des législatives des dernières semaines face aux nationalistes du BJP, ajoute-t-on de même source.
Les partis de gauche, qui ont obtenu une soixantaine de sièges lors des élections législatives, ont fait savoir qu?ils soutiendraient d?une manière ou d?une autre Sonia Gandhi mais ils devaient encore décider hier soit d?entrer dans une coalition de gouvernement soit de se limiter à un appui parlementaire.
Les communistes se concertent actuellement sur la possibilité de mettre en oeuvre une politique économique commune avec le Congrès. Une politique économique ayant le souci de rassurer les investisseurs, la roupie et la Bourse de Bombay qui a chuté vendredi à son plus bas depuis des mois.
Le Parti du Congrès a obtenu suffisamment de soutiens parmi les formations alliées pour que Sonia Gandhi soit quasiment assurée de devenir le prochain chef de gouvernement. Elle sera le quatrième Premier ministre de la lignée des Gandhi, après le pandhi Nehru, père d?Indira Gandhi, elle-même mère de Rajiv Gandhi, qui ont tous dirigé des gouvernements indiens.
Accentuer le capitalisme
?Je remercie le peuple indien de tout mon coeur. Nous avons réussi contre toutes les prévisions. Nous l?avons emporté alors même qu?on nous prévoyait un désastre?, a déclaré Sonia Gandhi, qui est d?origine italienne et catholique, samedi alors que le Congrès venait de la désigner chef de son groupe parlementaire au parlement, ce qui fait d?elle la candidate de fait de son parti au poste de chef de gouvernement. ?On assiste désormais à une dynamique engendrée par notre retour sur scène, ne la gâchons pas. Nous devons en faire le catalyseur du changement?, a-t-elle continué.
Le Congrès, qui a placé l?Inde sur la voie d?une accentuation du capitalisme voici une décennie en renonçant à ses orientations socialisantes, s?est engagé à poursuivre le programme de ?modernisation? économique du nationaliste Atal Behari Vajpayee, Premier ministre sortant, mais avec ?un visage humain?.
Les investisseurs craignent que la gauche indienne ne fasse obstacle à une accentuation du capitalisme, en bloquant ou en freinant certaines ?réformes?, notamment la privatisation des entreprises publiques.
Les communistes, qui ont eux-mêmes adopté les réformes de type chinois dans les Etats indiens qu?ils gouvernent, se sont employés samedi à apaiser les marchés, en assurant que les investissements étrangers restaient les bienvenus et qu?aucun pays ne pouvait plus se retrancher derrière ses frontières dans un monde ?globalisé?.
?Les investissements étrangers sont les bienvenus, à condition qu?ils se soumettent à trois conditions : augmenter les capacités existantes de production du pays, moderniser la technologie et les investissements étrangers doivent déboucher sur des créations d?emplois?, a déclaré Sitaram Yechuri, ?gourou? du principal parti de gauche, le Parti communiste d?Inde (marxiste).
La victoire de Sonia Gandhi n?a pas seulement fait revenir sur scène le plus ancien parti indien, le Congrès, mais aussi la dynastie des Nehru-Gandhi, puisque la campagne électorale a été marquée par l?entrée en politique de son fils, Rahul, et de sa fille, Priyanka. Rahul Gandhi a aisément remporté un siège au parlement. Priyanka ne se présentait pas mais elle a joué un rôle de premier plan dans la campagne électorale. Au total, la famille Gandhi a dirigé l?Inde pendant 35 de ses 57 années d?Indépendance, depuis 1947.
Terry Friel
Surojit Gupta
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