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Sanctions américaines contre la Syrie
«si le gouvernement syrien démontre une intention sincère de rechercher une paix véritable en affrontant le terrorisme et la violence, en abandonnant ses projets de développer des armes de destruction massive et en respectant l?indépendance et la souveraineté du Liban, les États-Unis répondront de manière positive », a indiqué M. Bush dans un communiqué, peu après avoir pris la décision de sanctionner le régime bassiste de Damas, accusé de soutenir le terrorisme, de développer des armes de destruction massive et de gêner la stabilisation de l?Irak.
Damas accuse de soutenir le terrorisme
Damas a immédiatement réagi en qualifiant les sanctions d?« injustes et injustifiées », selon le premier ministre, Mohammad Naji Otri. Elles « n?auront toutefois pas d?effet sur la Syrie », a-t-il déclaré, en appelant les États-Unis à « revenir sur leur décision et à ne pas provoquer de problèmes entre les deux pays ».
M. Bush a également renouvelé ses appels à la Syrie pour qu?elle empêche des combattants étrangers de pénétrer en Irak depuis son territoire.
Ces sanctions ont été prises dans le cadre du Syria Accountability Act, adopté par le Congrès américain le 11 novembre 2003, puis signé par M. Bush. Elles portent notamment sur l?interdiction pour des avions possédés ou contrôlés par le gouvernement syrien de décoller des États-Unis ou d?atterrir sur le territoire américain. Elles bannissent les exportations de munitions et celles de tout produit depuis les États-Unis vers la Syrie, à l?exception de la nourriture et des médicaments.
Le département du Trésor américain va également geler les comptes de la Commercial Bank of Syria en raison d?opérations de blanchiment d?argent présumées. La Maison Blanche a spécifiquement accusé Damas de protéger des groupes terroristes palestiniens responsables d?attentats contre Israël et de faciliter les livraisons d?armes au Hezbollah. Concernant les armes de destruction massive, Washington estime que la Syrie possède des capacités de développement d?armes chimiques et continue de développer des armes offensives biologiques. Selon la Maison Blanche, la Syrie possède des stocks d?armes chimiques et des missiles balistiques à courte portée capables de les transporter.
L?administration Bush accuse également les autorités syriennes d?avoir envoyé du matériel militaire au régime de Saddam Hussein à la veille de l?opération anglo-américaine lancée en mars 2003 pour le renverser. Selon Washington, la Syrie n?a toujours pas restitué au Fonds de développement pour l?Irak environ 200 millions de dollars d?avoirs irakiens qui se trouvent dans des banques syriennes.
2004 Le Monde ? AFP Distribué par The New York Times Syndicate
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