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Former pour éviter les bavures

15 mai 2004, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Pas d?unanimité sur la question de brutalité policière. Comme, il fallait s?y attendre les Casernes centrales contestent la version des ONG sur la question. « Nous avons écouté les ONG, mais nous contestons l?interprétation qu?elles donnent aux chiffres, parce qu?elles assimilent toutes les plaintes liées aux cas de brutalité », avance le chef inspecteur Max Louison responsable du Police Press Office.

C?est la réponse qu?il donne à toutes les affirmations mises en avant par les ONG. En effet, la Commission (CJP) justice et paix, le Southern Africa Human Rights NGO Network (Sahringon) et la branche mauricienne de la Ligue africaine des droits de l?homme ont commenté le sujet cette semaine.

La CJP a tiré la sonnette d?alarme sur l?augmentation des cas de brutalités policières qui sont passés de 696 en 1999 à 912 en 2003. Elle a aussi présenté un document rappelant quels sont les droits du citoyen qui est appréhendé.

Le Sahringon a lui aussi abordé la question lors d?un séminaire régional organisé cette semaine. Le réseau d?ONG estime en effet que la formation des policiers et une bonne connaissance des droits de l?homme sont une nécessité pour combattre la brutalité policière

Reshad Daureeawoo, président de la branche mauricienne de Ligue africaine des droits de l?homme, est également de cet avis. Il pense que la police doit être équipée d?un Code of Conduct.

À cela, Max Louison répond que les policiers reçoivent la formation voulue. « Les policiers reçoivent une formation en community policing et en customer care. Ces cours aident le policier à se mettre à l?écoute du public. »

Mais les Mauriciens, en général, ne croient pas dans la bonne foi de la police quand il s?agit de brutalité policière.

Ainsi, Dhiraj Seetulsingh, le président de la Commission des droits de l?homme estime que : « Les extorsions d?aveux des détenus, les agressions physiques et psychologiques ne sont pas acceptables. Les policiers doivent être formés de manière adéquate pour éviter tout recours à des méthodes musclées ».

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