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Banymaduth Babooram acquitté onze ans après les faits
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Banymaduth Babooram acquitté onze ans après les faits
La Cour intermédiaire présidée par le magistrat Nicolas OhSan-Bellepeau a acquitté Banymaduth Babooram onze ans après les faits.
Il était accusé d?avoir donné, en mars 1993, des instructions à Louis Elie Lindsay Baya et Marie Ghislaine Sagor de séquestrer sa belle-soeur Bamah Dawaking. Il aurait également donné des instructions au premier nommé pour assassiner la victime.
Le magistrat estime que la poursuite n?a pu établir la culpabilité de Babooram. Il dit ne pouvoir se fier aux témoignages figurant au dossier pour condamner l?accusé.
Le cadavre de Bamah Dawaking est découvert à son domicile du morcellement Sodnac, à Quatre-Bornes le 23 mars 1993. L?enquête aboutit à l?arrestation de Louis Elie Lindsay Baya et Ghislaine Sagor.
Le matin de ce jour fatal, un voisin, Marie Clency Ramphul, avait aperçu Bamah Dawaking au supermarché. Alors qu?il rentre chez lui, Clency Ramphul rencontre Banymaduth Babooram qui lui demande à deux reprises de l?accompagner chez Bamah Dawaking.
L?homme décline l?invitation car il a un rendez-vous. Toutefois, il essaie en deux occasions d?appeler la victime chez. Peine perdue.
Vers 20 heures, le voisin rencontre l?accusé de nouveau. Ce dernier lui aurait dit qu?il avait peur d?être arrêté par la police car il était présent près de la maison de la victime durant la journée.
Tout commence en 1992. Mahendranath Dawaking, le mari de la victime, apprend que Babooram harcèle sa femme. Il demande alors à son beau-frère de ne plus venir chez lui. L?accusé aurait réagi violemment à cette interdiction et harcèle le couple.
Mahendranath Dawaking et son fils se trouvaient en Grande-Bretagne, quand ils sont informés, le 23 mars1992, de l?assassinat de Bamah Dawaking. Père et fils rentrent aussitôt de voyage.
Dans sa déposition, Mahendranath nie avoir déclaré que son beau-frère voulait lui présenter des excuses car il entretenait une liaison avec sa femme.
Dans son jugement, le magistrat écrit que la cour n?a pas été convaincue par la manière dont ont déposé les témoins Lindsay Baya et Ghislaine Sagor. Leurs versions des faits, dit-il, sont incohérentes : ?I find that they can hardly be relied as truthful and credible witnesses.? D?où l?acquitement de l?accusé Babooram.
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