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Dev Hurnam peut être examine sans ordre de la cour selon le DPP
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Dev Hurnam peut être examine sans ordre de la cour selon le DPP
L?avocat parlementaire Dev Hurnam pourra être examiné par un médecin légiste sans que ce dernier n?ait à obtenir un ordre dela cour. Tel est le point de vue que le Directeur des poursuites publiques (DPP) a communiqué à la police hier après-midi.
Le DPP déposera une motion en référé aujourd?hui pour demander au juge d?ordonner à l?accusé de se faire examiner par des médecins légistes comme l?a souhaité lundi après-midi le commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh.
Le juge en chambre émettra un ordre. Selon un membre du judiciaire contacté par l?express, cet ordre sera immédiatement exécutoire. Il ne saurait y avoir de Stay of Execution. Néanmoins, les avocats de Dev Hurnam pourront faire appel du jugement s?il est défavorable à leur client.
En attendant le verdict de la cour en appel, il devra obligatoirement subir ces examens médicaux.
La démarche du DPP fait suite au refus de Hurnam de se faire examiner lundi après-midi. Evoquant ses droits constitutionnels, il a demandé aux médecins et enquêteurs de la police de revenir avec un ordre de la cour pour l?exa-miner et ce, en présence de son médecin traitant.
Hier, l?avocat parlementaire, en traitement à la City Clinic à Port-Louis pour des problèmes cardio vasculaires, se portait mieux. Son médecin traitant, le Dr Basdeo Goolaup a déclaré à l?express hier soir: ?Dev Hurnam se porte mieux et il mange normalement. Mais comme il s?agit de problèmes cardiaques tout est possible.? Il a précisé que le renouvellement du certificat médical de son patient ? il expire aujourd?hui ? ?dépend de moi. S?il va mieux, je ne peux rien cacher et s?il va mal aussi.?
Dev Hurnam pourrait subir les examens des médecins légistes dès aujourd?hui. Ces investigations cliniques détermineront s?il doit rester en clinique où être transféré dans une cellule policière.
Retour en clinique ou en celulle policière
La journée d?aujourd?hui ne sera pas de tout repos pour l?accusé Hurnam. Outre cette motion du DPP en chambre, sa motion de remise en liberté conditionnelle sera débattue en cour aujourd?hui.
Dev Hurnam avait été arrêté le vendredi 16 avril à la suite des allégations d?Antoine Chetty selon lesquelles l?avocat avait commandité le meurtre de deux policiers et l?agression du Senior Puisne Judge Bernard Sik Yuen. L?accusé a juré un affidavit réfutant point par point ces allégations. Selon lui, ces accusations ?sont totalement fausses et dignes de l?affaire Sheik Hossen?.
L?avocat ? s?il se porte mieux ? devra se présenter en cour aujourd?hui pour entendre les arguments des parties. Il pourrait être remis en liberté sous caution. Mais si la police objecte à cette motion pour ?les besoins de l?enquête?, il devra retourner soit en clinique sous surveillance policière soit en cellule.
Outre le volet Hurnam, l?enquête policière sur l?affaire dite ?Dayal? progresse.
Accusé par Antoine Chetty, d?avoir comploté avec son ex-patron, le notaire Vinay Deelchand, pour piéger l?homme d?affaires Satish Nundlall avec un colis de drogue, l?ex-commissaire de police (CP) pourrait être interrogé d?ici la fin de la semaine.
Contrairement a ce qui a été rapporté, Raj Dayal n?a jamais été convoqué aux Casernes centrales par les enquêteurs, hier. Ces derniers attendent de disposer d?autres éléments pour constituer un dossier en béton avant d?interroger l?ex-CP.
La déposition marathon effectuée hier après-midi par Satish Nundlall au quartier général de l?Adsu aurait été très défavorable à Vinay Deelchand et Moonsamy Mooraghen. Ce qui n?arrange d?autant pas les choses pour l?ex- CP.
?Un complot des trafiquants de drogue?
Depuis lundi, Raj Dayal était indisponible pour une déclaration à l?express. Il attendrait le moment opportun pour présenter ses arguments et sa défense. Il a d?ailleurs fait état ?d?un complot des trafiquants de drogue pour le nuire.?
Autre fait marquant, la brève reprise de la déposition d?Antoine Chetty hier après-midi. Lors d?une parade d?identification, il a reconnu Cyril César comme étant l?auteur de la tentative de meurtre sur Lalldev Gujadhur.
L?homme avait été agressé à cause de son refus de croire que son père, alors mourant à l?unité des soins intensifs de l?hôpital Victoria, était dans le bureau du notaire Deelchand pour signer la vente d?un terrain lui appartenant.
Antoine Chetty reprendra aujourd?hui ses révélations sur d?autres aspects des relations Dayal-Deelchand. L?enquête sur la mort, en juillet 1995, de Parvez Damree, toujours sur ordre du notaire, devrait connaître un développement important cette semaine. Un ex-détenu et trafiquant de drogue, surnommé Infirmier, à qui a été confiée la mission d?éliminer Damree, sera interrogé par l?Adsu. Le ?contrat? ? contre paiement de Rs 25 000 ? aurait été commis au Champ-de-Mars avec l?aide d?un complice.
Un autre protagoniste de l?affaire est Sandeep Appadoo. Ce directeur de la compagnie Agnis Properties Ltd et partenaire d?affaires de Deelchand, fait l?objet de deux nouvelles inculpations depuis hier matin. Désormais, les charges qui pèsent sur lui sont : (i) d?avoir donné des instructions pour incendier la maison d?Anwar Toorabally, rue Shakespeare à Port-Louis, et ce contre paiement de Rs 25 000 ;
(2) d?avoir comploté pour éliminer Fezal Bhuglah à Madagascar ;
(3) d?avoir comploté pour dissimuler un colis d?héroïne chez Bhuglah afin de le piéger comme trafiquant de drogue.
AGRESSION À LE BOUCHON
Les Calou rencontrent le commissaire
- Philippe Calou et son épouse peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Ils ont reçu hier l?assurance du commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, que la police veillerait à leur sécurité et qu?ils n?ont rien à craindre. Philippe Calou avait été sauvagement agressé à coups de sabre le 17 janvier 2000 à Le Bouchon pour avoir résisté aux hommes du notaire Vinay Deelchand, lequel voulait s?approprier un terrain dans la localité.
Il s?est rendu hier aux Casernes centrales pour consigner une déposition sur les menaces téléphoniques anonymes qu?il reçoit. Philippe Calou, 63 ans, a réclamé une protection policière. Pendant une heure et demie, il a été interrogé par l?inspecteur Hector Tuyau de l?Anti-Drug & Smuggling Unit (Adsu), en présence de son épouse. L?ex-employé de la sucrerie Mon-Désert?Mon-Trésor, a expliqué la teneur des appels anonymes.
Il est 10h45 lorsque le couple Calou arrive à la Flying Squad à bord d?une voiture de police conduite par l?ACP Ramparsad Sooroojbally, le responsable de l?Adsu, et l?ASP Pierre Murugan. Philippe Calou ne fait aucun commentaire à la presse. Auparavant, Satish Nundlall, l?ex-partenaire du notaire et de Moonsamy Mooraghen, avait consigné une déposition à l?inspecteur Tuyau. Ce Quatrebornais a confirmé qu?un complot aurait été ourdi au Warriors? Retreat de la Special Mobile Force à Vacoas, en octobre 1994, pour le piéger au moyen de drogue. A l?issue de son interrogatoire, Satish Nundlall a déclaré être ?satisfait que la vérité triomphe après dix ans?. A la suite de ce complot, il avait donné le nom de Mooraghen comme étant impliqué dans l?affaire, ce que dément l?intéressé. Satish Nundlall rappelle avoir été en détention trois jours durant alors qu?il était innocent. Il dit également connaître l?ancien commissaire de police, Raj Dayal, ainsi que Moonsamy Mooraghen. C?est par l?intermédiaire de ce dernier qu?il dit avoir fait la connaissance de Vinay Deelchand. Pour lui, il n?y a aucun doute : il est devenu l?ennemi de ce tandem lorsqu?il a dénoncé leurs pratiques frauduleuses sur des transactions foncières alors qu?il était directeur de Best Land Investment Ltd. Satish Nundlall déplore que ses tentatives pour rencontrer à l?époque Raj Dayal étaient restées vaines.
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