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Valence, l?orange mécanique

10 mai 2004, 20:00

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Avec trois finales européennes en quatre ans et deux titres nationaux en trois ans, le club de football espagnol de Valence traverse une ?période historique?, selon ses dirigeants, qui lui permet de porter haut ses couleurs orange et de rivaliser avec le tout puissant Real Madrid.

?L?âge d?or de Valence? titrait même le quotidien El Pais d?hier à propos de l?équipe valencienne, belle mécanique qui dégage une puissance collective inhabituelle.

?Cette équipe est championne d?un championnat dans lequel il y a de plus grands budgets (qu?elle) et cela parce que nous avons un grand projet. Le succès de l?équipe est dans le bloc de joueurs?, analyse, euphorique, le président valencien Jaime Orti, ravi de damer le pion aux rivaux historiques de la Liga : le Real et le FC Barcelone.

Hué au début de l?année par les supporters pour avoir fermé le robinet des transferts en raison d?une dette de 180 millions d?euros, le président Orti voit aujourd?hui sa politique entérinée par une saison qui pourrait être la meilleure de l?Histoire du club.

Si le club a dégraissé l?effectif comme au Real, il a su garder une vingtaine de joueurs de haut niveau qui se connaissent et se complètent parfaitement. Les nouvelles têtes, recrues ou issues du centre de formation, sont intégrées au compte-gouttes.

Carboni et Angulo sont au club depuis 7 ans, Canizares et Albelda depuis 6 ans, Pellegrino depuis 5, Ayala, Baraja, Vicente et Aimar depuis 4. A ce groupe d?anciens, il faut ajouter deux joueurs, Mista et Curro Torres, qui étaient sous les ordres de l?entraîneur Rafael Benitez à Tenerife et qui sont arrivés à Valence en même temps que le coach qui les avait réclamés.

Rien de surprenant donc à ce que les automatismes et habitudes soient en place et que le club développe un football des plus spectaculaires et collectifs du championnat.

Un des grands artisans de cette réussite est sans aucun doute Benitez, 44 ans, qui est devenu le premier entraîneur valencien à remporter deux titres avec le club. Très exigeant et sûr de lui, Benitez, en guerre ouverte avec le directeur sportif du club, a trouvé sur le terrain des relais: David Albelda, sorte de Didier Deschamps valencien, le défenseur Roberto Ayala et le gardien Santiago Canizares, tous des gagneurs habitués aux ?coups de gueule?.

?Ce titre appartient aux footballeurs. En plus d?être bons, il se sont engagés à fond et ont donné le maximum tout au long de la saison?, estime Benitez qui, insatiable, a déjà prévenu : ?Les célébrations s?arrêtent aujourd?hui. On a une finale le mercredi suivant (NdlR :19 mai contre Marseille en Coupe de l?UEFA). Ce titre doit être suivi de beaucoup d?autres.?

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