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Ramgoolam veut un droit de regard
Le leader de l?opposition veut être consulté sur le choix des présidents et des membres des commissions d?enquête et sur leurs attributions respectives. « Pour éviter que l?exécutif ne se serve de commissions d?enquête comme une arme politique, il est souhaitable que l?opposition soit consultée. »
Il s?appuie à cet effet sur le précédent contenu dans le Prevention of Corruption Act pour justifier sa requête. Suivant les dispositions de cette loi, le commissaire et les deux assesseurs de l?Independent Commission against Corruption (Icac) sont désignés par l?Appointment?s Committee. Un comité qui est, comme on le sait, présidé par le président de la République et qui comprend le Premier ministre et le leader de l?opposition.
Le leader de l?opposition, qui s?adressait, hier, à la presse, a dans le même souffle fait état de son témoignage devant la commission d?enquête sur le contrat alloué pour la gestion du centre d?enfouissement des déchets à Mare-Chicose.
Selon ce qu?il a avancé hier, l?ancien juge Robert Ahnee, qui préside cette commission d?enquête, lui aurait fait comprendre que ses attributions ne lui permettent pas de se pencher sur certains aspects de ce dossier. Que toute modification ne peut venir que du président de la République qui a institué la commission d?enquête.
« Il ne faudrait pas que les attributions de commissions d?enquête soient sélectives. » Navin Ramgoolam annonce qu?il compte évoquer la question lors d?un entretien demain à la State House. Il entend profiter de cette audience avec Sir Anerood Jugnauth pour faire état des allégations compilées par le syndicaliste Jack Bizlall à l?égard du commissaire de l?Icac.
Il considère toutefois que le fait que le gouvernement ait accepté d?instituer deux commissions d?enquête à si bref intervalle prouve « qu?il y a déjà un Prima Facie et que des possibilités de scandale existent en ce qui concerne le dossier de Mare-Chicose et à la Cargo Handling Corporation.»
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