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Le secret de ?peluchinelle?

29 avril 2004, 20:00

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Les peluches n?ont plus de secret pour Marie-Lise Joyeuse puisqu?elle en a confectionné des milliers. En 20 années de carrière, elle a perfectionné sa technique et pas égoïste pour un sou, a même partagé ses connaissances avec d?autres personnes de la région dont ses filles.

C?est quand quelqu?un a offert des morceaux de toile à Marie-Lise que l?idée de coudre des peluches lui a traversé l?esprit. Elle prend ainsi une paire de ciseaux et commence à bricoler. Le produit fini a été impressionnant. ?J?étais vraiment contente de mon travail. J?ai eu beaucoup de courage pour continuer dans ce sens?, dit-elle. Marie-Lise est convaincue qu?elle est née pour faire des peluches. ?C?est un cadeau du ciel?. Elle consacre tout son temps à en confectionner pour le bonheur des enfants. Point de modèle. Tout est dans sa tête. ?Aussitôt que le tissu est coupé, je couds à la machine et puis, c?est le rembourrage. Au fur et à mesure que je confectionne des peluches, je découvre que je les réussis de mieux en mieux.?

C?est ainsi qu?elle en a fait son métier. Les produits de Mari-Lise notamment des chiens, des ours et mêmes de tigres sont vraiment jolis. Il n?y aucun défaut. Ils sont faits avec des toiles spéciales qu?elle trouve à Port-Louis et sont rembourrées avec du coton. Elles trouvent les yeux des peluches dans des boutiques spécialisées. Mais le matériau coûtent cher. Un mètre de tissu varie dans la fourchette de Rs 150 à Rs 250.

Il faut 15 minutes à deux heures à Marie-Lise pour confectionner une peluche, tout dépendant de la taille. ?J?en fais environ cinq par jour. Quand j?ai beaucoup de commandes, je travaille très dur?, déclare-t-elle. C?est en décembre que les commandes pleuvent. La dame a bâti sa réputation par la qualité de ses produits, mais en cette période de pointe, elle n?engage pas de main d??uvre.

?Je me souviens qu?une fois, j?avais engagé quelques filles, au lieu de travailler plus vite, j?ai dû être constamment auprès d?elles pour les conseiller et revoir leurs travaux. Finalement, j?ai eu moins de peluches que quand je le faisais moi-même. J?ai perdu de l?argent.? Depuis, elle n?engage personne pour lui donner un coup de main, à moins qu?une des trois filles auxquelles elle a transmis ses connaissances, passent dans le coin.

Du porte-à-porte

Marie-Lise a même contracté un emprunt pour acheter une machine à coudre pour améliorer sa production et la qualité de ses produits qu?elle vend entre Rs 60 à Rs 250 l?unité.

Malheureusement, elle rencontre beaucoup de difficultés pour écouler ses articles. ?Certaines personnes veulent acheter des peluches à Rs 10 ou Rs 15. Si je vends à ce prix-là, je n?ai aucun profit.? Ce n?est que le sommet de l?iceberg, dit-elle. Beaucoup de personnes ont acheté des peluches en grande quantité mais ils ne veulent plus payer. ? J?investis énormément dans la matière première et je n?arrive pas à m?en sortir. Quelquefois, c?est décourageant. Quand je pense que j?ai un loyer à payer .?

Elle a aussi fait du porte-à-porte dans différents villages des touristes, mais cela n?a pas marché. Quand Marie-Lise a commencé de travailler dans les villes, cela ne l?a guère aidée. ?J?étais un marchand ambulant. Les policiers m?empêchaient de travailler. Il m?est arrivé de perdre ma marchandise, à Port-Louis et à Vacoas. La police avait confisqué mes peluches. Dans les deux cas, la perte est estimée à Rs 2 000?.

Elle veut que les municipalités lui allouent un emplacement pour qu?elle puisse écouler ses produits car, dit-elle, il est difficile de joindre les deux bouts. Marie-Lise veut juste pouvoir gagner sa vie. ?Je pourrai payer la location si je vends même trois articles par jour. Je demande aux autorités de se pencher sur mon cas. Je suis vraiment dans le besoin?, dit-elle.

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