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Les petits exploitants se font entendre
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Les petits exploitants se font entendre
La présente série de consultations publiques prébudget prend fin aujourd?hui. Si hier, le grand argentier Pravind Jugnauth avait le plus gros morceau à digérer avec les représentations du Joint Economic Council (JEC), la principale organisation du secteur privé, il aura été à l?écoute de divers groupes d?exploitants économiques durant ces deux dernières semaines. Une vingtaine d?associations d?opérateurs est venue soumettre des propositions aux Finances dans l?espoir de les voir aboutir lors du prochain budget.
L?endettement des planteurs de légumes, de fleurs et de fruits est la principale préoccupation de la Mauritius Vegetable Planters Association (MVPA). Les petits agriculteurs, selon l?association, croulent sous le poids des dettes qu?ils n?arrivent pas à honorer auprès des banques. ?Il faut encourager les planteurs à contracter des emprunts seulement lorsqu?ils sont sûrs de pouvoir écouler leur production?, commente Deenarain Lokee, président de la MVPA. Il y a urgence, dit-il, soutenant que le gouvernement devrait mettre sur pied un plan de soutien immédiat pour atténuer les difficultés des petits exploitants agricoles, même si les programmes de soutien à long-terme existent.
Les coopératives, secteur d?activités en perte de vitesse, viennent avec une longue shopping list. Les pré- budgétaires sont une des rares occasions pour le mouvement coopératif de se faire entendre des autorités. Une douzaine de fédérations de coopératives ont fait des représentations auprès du ministère des Finances. La principale organisation des coopérateurs du pays, la Mauritius Co-operatives Union (MCU) veut d?abord investir dans la formation des cadres engagés dans le fonctionnement des sociétés et des fédérations affiliées à ce mouvement. En même temps, le soutien financier de l?Etat est recherché pour créer une campagne de sensibilisation au niveau national. ?Les coopératives sont un moyen d?alléger la pauvreté et de réduire le niveau du chômage à Maurice. Il faut pour cela un soutien du gouvernement?, avance le secrétaire général de la MCU, Dharamjeet Bucktowar. En termes concrets, l?union des coopérateurs souhaite un apport financier d?environ Rs 50 000 pour la création de toute nouvelle société. Autre item sur la liste des demandes, une aide de l?Etat de Rs 25 millions pour la construction d?une Co-operative House à Ebène.
L?association regroupant les petites et moyennes entreprises est elle beaucoup moins demandeuse. La Small Scale Entrepreneur Association of Mauritius (SSEAOM) milite prioritairement pour moins de bureaucratie dans la vie des petits opérateurs. Les entrepreneurs veulent aussi des zones industrielles réservées dans différents endroits de l?île. Un espace de ce type appartenant à la Small and Medium Industries Organisation existe déjà à Bambous.
La SSEAOM lance aussi un appel à la Banque de développement pour un assouplissement du coût des crédits. L?association dit constater une volonté du gouvernement de faciliter l?accès au financement bancaire grâce aux baisses successives du Lombard Rate, mais tel n?est pas nécessairement le cas chez les banquiers.
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