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Six Palestiniens tués dans un raid israélien à Gaza

21 avril 2004, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

SIX Palestiniens, dont au moins trois activistes, ont été tués hier dans une incursion de l?armée israélienne dans le nord de la bande de Gaza.

Une colonne de blindés israéliens, soutenus par des hélicoptères de l?armée, est entrée avant l?aube dans le village de Beït Lahiya.

L?armée israélienne était à la recherche d?activisites soupçonnés de tirs de roquettes contre des villes israéliennes et des implantations juives en représailles à l?assassinat d?Abdelaziz Rantissi, chef du mouvement de la résistance islamique Hamas tué dimanche par l?armée israélienne. Six Palestiniens ont été tués dans la fusillade qui a éclaté durant ce raid. De sources médicales, on indique que trois victimes au moins étaient des activistes armés.

On compte également une vingtaine de blessés. ?Tous les individus que nous avons touchés étaient soit armés, soit s?apprêtaient à poser des bombes?, a déclaré un porte-parole de l?armée israélienne.

Des témoins ont fait état de tirs des blindés et des hélicoptères répliquant à des tirs palestiniens.

De source militaire israélienne, on a confirmé qu?une ?opération militaire avait été lancée dans la zone afin de contrecarrer les futures tentatives d?attaques à la roquette ou aux mortiers?, qui ont blessé neuf Israéliens, dont des civils, depuis dimanche.

Ces attaques faisaient suite à l?assassinat d?Abdelaziz Rantissi, successeur de cheikh Ahmed Yassine à la tête du mouvement de la résistance islamique Hamas.

Comme son prédécesseur, Rantissi a été tué par l?armée israélienne dans un raid d?hélicoptère dimanche dernier à Gaza. ?Israël a totalement déchiré en morceau tous les accords de paix?, a dénoncé le ministre palestinien Saeb Erekat, chargé des négociations, qui a dit ?craindre que le pire soit encore à venir?.

Mardi, quatre Palestiniens avaient été tués et 25 autres blessés dans des affrontements lors de raids des forces israéliennes dans la même zone.

Israël-nucléaire

Vanunu sort de prison ?fier et heureux?

Mordechaï Vanunu est sorti de prison hier ?fier et heureux?, en assumant pleinement, après 18 années de réclusion, d?avoir levé le voile sur l?arsenal nucléaire israélien. Héros pour les uns, traître pour les autres, cet ancien technicien du nucléaire âgé de 49 ans a franchi les portes de la prison de haute sécurité de Shikma, près d?Ashkelon, en faisant le ?V? de la victoire, salué par une foule de militants pacifistes et hué par un même nombre de contre-manifestants. ?Israël n?a pas besoin d?armes nucléaires, d?autant plus que tout le Proche-Orient est maintenant libéré des armes nucléaires?, a-t-il dit, les cheveux grisonnants et le regard déterminé, aux micros des journalistes. Il a réclamé l?ouverture de la centrale atomique de Dimona, celle-là même dont il confia les secrets au ?Sunday Times? en 1986, aux inspections internationales. Ses indiscrétions sur l?installation ultrasecrète située dans le désert du sud d?Israël avaient amené des experts indépendants à en déduire que l?État juif était en possession de 100 à 200 ogives atomiques. Tout en dénonçant un traitement ?cruel et barbare? à son égard de la part des services de sécurité israéliens, Vanunu a souligné qu?il n?avait plus rien à divulguer aujourd?hui. Mais les autorités l?ont soumis à un grand nombre de restrictions de crainte qu?il ne révèle davantage de secrets d?État. ?Les connaissances de Vanunu sont très étendues, beaucoup plus que ce qu?il a confié au ?Sunday Times? ou ce qu?il nous a dit pendant son interrogatoire?, déclare un responsable de la sécurité au quotidien Yedioth Ahronoth. D?après le journal, 87 cartons de documents dans lesquels Vanunu détaille la production d?armes nucléaires israélienne ?jusqu?au dernier écrou? ont été confisqués avant sa libération. Vanunu a interdiction de quitter le pays pendant une période d?un an. Il n?aura pas le droit d?approcher les aéroports, ports ou postes frontaliers et n?aura, pendant six mois, pas le droit de parler à des ressortissants étrangers sans en avoir au prélable informé les forces de sécurité. Il sera placé sous surveillance dans une résidence cossue du quartier de Jaffa, dans le sud de Tel Aviv, près d?une église où ce Juif né au Maroc et converti au christianisme pourra pratiquer sa religion. Son premier acte, quelques heures après avoir quitté sa cellule, a été de se rendre dans l?église anglicane St George de Jérusalem pour ?remercier? Dieu et ses amis. Le ministère de la Défense a déclaré que ces restrictions, qui pourront être levées au bout d?un an en cas de ?bonne conduite?, étaient nécessaires en raison du ?danger tangible? constitué par l?hypothèse de nouvelles révélations.

Nidal al-Moughrabi

Beït LAHIYA

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