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L?assassin arrêté en rendant un portable
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L?assassin arrêté en rendant un portable
Un assassin revient toujours sur les lieux de son crime? C?est ce qui aura permis d?appréhender Goinsamy Moorghen, le meurtrier de l?ancienne maîtresse d?école Julie Easton, tuée le 26 décembre dernier. Le jardinier est retourné au domicile de sa victime, situé à Malartic Lane à Rose-Hill le lendemain de son forfait, pour vérifier s?il avait bel et bien tué la vieille dame. Il s?est mis à l?appeler puis a pénétré dans la cour lorsqu?il est tombé nez à nez sur le constable Ambroisine qui montait la garde. Il a immédiatement enfourché sa bicyclette et s?est enfui comme s?il avait le diable aux trousses.
Le policier a alors donné son signalement à la brigade criminelle de Rose-Hill qui l?a placé sur sa liste de suspects potentiels. Un avis de recherche a été lancé depuis décembre, mais le jardinier n?a jamais pu être identifié, ni retrouvé.
N?ayant pas la conscience tranquille, Goinsamy Moorghen voulait sans doute se racheter dimanche dernier, en rapportant au poste de police de Rose-Hill un téléphone portable qu?il avait trouvé sur les marches de l?église Notre-Dame de Lourdes. Mais son geste ne lui a pas valu des félicitations. Il a aussitôt été arrêté par le constable Ambroisine qui se trouvait par le plus grand des hasards au poste. D?habitude ce policier ne travaille pas le jour de Pâques.
Les hommes de l?inspecteur Roland Dabeesing de la Criminal Investigation Division (CID) de Rose-Hill ont tout de suite été avertis et sont entrés en scène. Le suspect n?a pas tardé à passer aux aveux, en expliquant comment il est passé à l?acte. Il voulait cambrioler la maison de la maîtresse d?école, sachant pertinemment bien qu?elle vivait seule. Il lui avait déjà demandé la permission de cueillir des branches d?arbustes qu?il revendait ensuite aux fleuristes. Elle était une proie relativement facile. Ce vendredi 26 décembre, il est entré par la porte du salon, laissée grande ouverte, comme d?habitude, dans l?intention de lui voler de menus objets. Mais il est tombé face à face avec Julie Easton. Il l?a étranglée avec une cordelette qui se trouvait dans sa poche lorsqu?elle a menacé d?avertir la police.
<B>Connu des services de police</B>
Après son crime, il a volé Rs 150 du porte-monnaie de la malheureuse pour ensuite disparaître dans la nature. Jusqu?à ce qu?il se décide de faire une bonne action?
Goinsamy Moorghen a participé à une reconstitution des faits lundi et il est actuellement en détention. Il sera examiné par les psychiatres de l?État la semaine prochaine, car il s?avère qu?il est suivi régulièrement par l?hôpital psychiatrique Brown-Séquard. Il est également connu des services de police pour de menus larcins. Le corps de sa victime avait été retrouvé vers 22 heures le 26 décembre dernier par un neveu qui passait la prendre pour un dîner offert chez son fils à Pointe-aux-Sables. Julie Easton gisait sur le dos et portait une blessure à la tête. Bien que les enquêteurs aient d?abord envisagé une chute, un détail troublant faisait penser à un cambriolage : le sac à main de la victime était sous le lavabo. Très pointilleuse, elle n?aurait jamais laissé traîner ses affaires. La police a alors pensé que le meurtrier avait fait main basse sur son chéquier et quelques milliers de roupies qu?elle venait de retirer pour les fêtes de fin d?année. Mais plusieurs jours plus tard, son fils Pierrot a recouvré le chéquier et environ Rs 4 000 dissimulés dans la maison. Goinsamy Moorghen a en fait volé que les Rs 150 que la vieille dame devait remettre à son jardinier?
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