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L?embargo sur les armes conditionné
Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a fait comprendre à la Chine que la levée de l?embargo européen sur les armes dépendait du progrès sur les droits de l?Homme. « Je n?ai pas présenté cela comme une pré-condition mais j?ai souligné à deux reprises qu?il était important pour l?opinion publique européenne qu?il y ait des progrès sur les droits de l?Homme », a ajouté le président de la Commission européenne, au deuxième jour d?une visite en Chine. L?embargo européen sur les ventes d?armes à la Chine, en place depuis 1989 après le massacre de Tiananmen, est la principale pomme de discorde entre les deux parties.
La levée de cet embargo est défendue par la France et l?Allemagne mais elle dépend de certains états de l?Union qui y restent encore opposés. Le Danemark, la Suède et, dans une moindre mesure, les Pays-Bas craignent les réactions de leurs parlements et de leurs opinions publiques sur les droits de l?Homme. Les états-Unis sont fermement opposés à la levée de cet embargo européen. Devant les journalistes, il s?est félicité de l?état actuel des relations entre la Chine et l?UE. « à mon avis, les relations n?ont jamais été aussi bonnes, si vous pensez à Galileo, à Iter, à la coopération scientifique. Nous travaillons vraiment dans la même direction », a dit M. Prodi. Au plan des relations commerciales, il a estimé que l?élargissement de l?Union européenne serait « positif » pour la Chine. Rappelant la visite du haut représentant de l?UE pour la politique étrangère, Javier Solana, le mois dernier à Pékin, le chef du gouvernement chinois avait souligné la multiplication des contacts entre la Commission européenne et la Chine.
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