Publicité
La bourrasque Bizlall souffle sur l?Icac
Par
Partager cet article
La bourrasque Bizlall souffle sur l?Icac
La semaine aura été dure pour la direction de l?Independent Commission against Corruption (Icac). Celle-ci a été sévèrement critiquée par le Premier ministre, mardi au Parlement, pour avoir commandité une étude sur la perception de la corruption et, le lendemain, le commissaire Navin Beekarry a fait l?objet de sévères accusations de la part du syndicaliste Jack Bizlall.
Le vent risque fort de tourner pour cette institution. En effet, alors que des dirigeants du Mouvement socialiste militant semblaient peu enclins jusqu?à présent à résilier le contrat du commissaire de l?Icac ? en dépit de certains commentaires faits en début d?année par le chef du gouvernement ? un ministre de ce parti laisse poindre un changement d?attitude. «Le commissaire gagnerait à se retirer», laisse-t-il entendre.
La question a été évoquée au Conseil des ministres vendredi. L?hôtel du gouvernement a toutefois décidé d?attendre la suite des événements. «Nous suivons ce dossier avec attention. Laissons Bizlall dire tout ce qu?il a à dire à la police et laissons la police faire son travail», confie en fin de semaine un membre du gouvernement.
Il appartient toutefois à l?Appointment?s Committee, institué sous le Prevention of Corruption Act - composé du président de la République, du Premier ministre et du leader de l?opposition ? de décider du sort des responsables de l?Icac. Jack Bizlall leur a communiqué tout ce qu?il reproche au commissaire Navin Beekarry et à l?un de ses adjoints, Gérard Bisasur. Il a aussi rencontré le leader de l?opposition dans l?après-midi de vendredi.
Navin Ramgoolam confirme avoir reçu le syndicaliste mais ne se fait toutefois pas d?illusion par rapport à l?Icac : « Lors d?un entretien avec le président de la République, le 3 mars dernier, je lui ai déjà dit ce que je pensais du fonctionnement de cette institution. C?est au président, et au président seul, de convoquer l?Appointment?s Committee. Je sais ce qu?il en pense et cela m?étonnerait qu?il le fasse. »
Au moment où le leader de l?opposition était reçu à la State House, le sentiment du Premier ministre à l?égard de l?Icac était archiconnu. Paul Bérenger ne confiait-il pas en début d?année : « L?Icac is running out of time » ?
Depuis cette déclaration du Premier ministre et le tête-à-tête sir Anerood Jugnauth-Navin Ramgoolam, un nouveau nuage est venu alourdir le ciel de l?institution. Reste à savoir si elle pourra résister à la bourrasque Bizlall et surtout au retour au pays de Sir Anerood.
Ce dernier a participé cette semaine au vol inaugural d?Air Mauritius sur la desserte de Sydney.
Publicité
Publicité
Les plus récents