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Nantes veut soigner son palmarès
Aujourd?hui au Stade de France face à Sochaux, le FC Nantes veut saisir l?occasion de gagner sa première coupe de la Ligue, de porter à six le nombre de titres glanés ces six dernières saisons et d?atteindre son objectif européen.
Deux coupes de France (1999, 2000), un titre de champion (2001) et deux trophées des champions (1999, 2001), le palmarès des Canaris a tendance à enfler ces derniers temps.
« C?est le seul trophée national qui me manque », salive Frédéric Da Rocha, symbole d?un Nantes qui gagne à défaut d?impressionner par sa qualité de jeu.
Dans sa nouvelle quête, le FCNA va pouvoir s?appuyer sur ses deux campagnes victorieuses en Coupe de France.
« On n?a pas encore connu la défaite au Stade de France », rappelle Nicolas Savinaud, au contraire de Sochaux qui reste sur un revers 4-1 face à Monaco lors de l?édition précédente. « Contre Sedan (1999) et Calais (2000) on était favoris, cette fois ce serait bien que le challenger l?emporte. »
Malgré la hiérarchie du championnat (Sochaux compte dix points de plus), malgré les précédents (Nantes reste sur trois défaites face aux Franc-comtois), malgré l?absence de Jérémy Toulalan, les joueurs de Loïc Amisse savent qu?ils ont les moyens, sur un match, de se hisser à la hauteur de leur adversaire et ce n?est pas le piètre spectacle offert samedi dernier contre Bastia (1-1) qui va freiner leur ambition.
MIRACULÉS
« Sochaux, c?est très fort avec des attaquants très rapides et un fin tacticien à sa tête, reconnaît Mickaël Landreau, mais on est sans doute l?une des équipes qu?elle craint le plus. »
Une telle assurance pourrait confiner à de la prétention d?autant que Nantes, malgré cinq tentatives, n?a jamais gagné une finale de coupe face à une équipe de l?élite. « On connaît les qualités sochaliennes », nuance Nicolas Savinaud, mais il faut se persuader qu?on va gagner. Si on entre sur la pelouse avec un doute, on est fichu. »
Face à un Sochaux redoutable en contre, Nantes va sans doute resserrer sa garde dans un premier temps et compter sur un exploit de Viorel Moldovan qui disputera la première finale de sa longue carrière.
Pour se donner du baume au coeur, l?équipe nantaise, qui a pris jeudi ses quartiers à Clairefontaine comme en 1999 et 2000, peut se dire qu?elle est une miraculée.
Pour la première fois sans doute dans cette compétition, elle a eu recours à quatre prolongations et deux séances de tirs au but pour décrocher son billet. Au premier tour face à Nancy, Nantes mené et balloté arrache l?égalisation sur un penalty dans les arrêts de jeu.
« J?étais dans les tribunes », se souvient Mickaël Landreau, et je me suis dit « si Nico (NdlR : Nicolas Savinaud) marque, on va au bout... »
Clermont, Le Mans et Auxerre subiront le même sort dans des rencontres qui auraient autant mérité de tourner en leur faveur.
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