Publicité
Tengur explique sa satisfaction
«Comment puis-je dire non lorsque les langues orientales obtiennent le même statut que les autres matières ?» Mal perçu par ses camarades syndicalistes depuis qu?il s?est exprimé en faveur de la formule de four best out of five or six décidée par le gouvernement pour le grading au Certificate of Primary Education (CPE), Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers? Union (GHTU), a expliqué sa position lors d?une conférence de presse hier.
Pour Suttyhudeo Tengur, la formule retenue est «pédagogiquement et légalement indiscutable». «Ce sont deux critères indispensables pour Maurice puisqu?aucune formule n?obtiendra le consensus. Depuis des décennies, nous nous sommes battus, en tant que syndicat des enseignants de l?hindi, pour que les langues orientales obtiennent un statut. C?est la première fois que cela arrive dans l?histoire de l?éducation de Maurice.»
Le président de la GHTU déplore que des personnes ne maîtrisant pas le dossier éducation se mettent à commenter et à interpréter cette formule. «La formule ne vient rien bouleverser. Aucun sujet n?est dévalué. Il n?y a pas eu de changement ni sur la philosophie, l?objectif ou la mise en pratique. C?est le statu quo.»
Pour obtenir leur CPE, les écoliers doivent avoir au moins un E en anglais, français et mathématiques ainsi qu?une moyenne de 35% dans quatre des matières suivantes : anglais, mathématiques, français, science, histoire/géographie et une langue orientale.
Le syndicaliste semble si satisfait de ce qu?a décidé le gouvernement qu?il défend même le ministère de l?Education contre ceux qui le critiquent. Lors d?un point de presse en fin de matinée, la Fédération des associations de parents-enseignants catholiques (Fapec) pour le primaire devait en effet évoquer les lacunes dans la préparation des écoliers pour l?arabe et le mandarin. Interrogé sur ce point, Suttyhudeo Tengur déclare que «il n?y a nulle part au monde où tout est parfait. La volonté d?ajuster les manquements est là». Jusqu?à fin août, il défendra la formule gouvernementale dans les quatre coins du pays.
Au niveau de la Fapec du primaire, les violons sont également accordés. «Nous sommes d?accord avec le principe de four best out of five or six, mais c?est au ministre de l?Education, Steven Obeegadoo, de venir expliquer son application et non pas à M. Tengur», laisse entendre Clifford Maniacara, président de cette fédération.
La formule proposée vendredi dernier est qualifiée de «victoire pour l?enfant mauricien». Cependant, la préparation n?est pas optimale, estiment les membres de la Fapec. C?est pour cela, disent-ils, qu?une judicial review sera bientôt demandée en Cour suprême contre l?application de la comptabilisation des langues orientales au CPE cette année. «Cette démarche est devenue nécessaire à la suite de nombreuses plaintes», explique le secrétaire de la fédération, Norbert Pottier.
Publicité
Publicité
Les plus récents