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CPE 2004 : première contestation en cour
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CPE 2004 : première contestation en cour
Une plainte a été logée en Cour suprême contre la comptabilisation des langues orientales aux examens du Certificate of Primary Education 2004. Jacques et Christine Tsang Mang Kin sont les parents d?un élève de l?école Notre-Dame-des-Victoires RCA, qui participe aux examens cette année. Pour le couple, la formule priviligiée par le gouvernement est discriminatoire et anti- constitutionnelle.
Le mandarin, disent-ils, est considéré comme la langue orientale de la communauté mauricienne d?origine chinoise selon l?article premier de la Constitution. Cette communauté est divisée en deux groupes principaux : l?un parlant cantonais, l?autre le hakka. Membres de ce dernier groupe, Jacques et Christine Tsang Mang King estiment que le hakka diffère du mandarin. Ils contestent donc que le mandarin soit considéré comme la langue orientale de leur communauté. Personne à Maurice, disent-ils, ne parle réellement le mandarin.
Vu le nombre restreint d?enseignants de mandarin dans les écoles de Maurice et de Rodrigues, les parents jugent que leur enfant, qui a choisi d?apprendre le mandarin, est victime de discrimination. Le couple avance qu?un enfant ne peut étudier une langue orientale que dans la mesure où il l?a fait depuis la Std I. Pour les Tsang Mang Kin, il est inacceptable que la comptabilisation des langues orientales soit appliquée sans que cette mesure n?ait été rendue publique au moment où les élèves étaient en Std I.
Les plaignants soutiennent que divers facteurs doivent être pris en compte pour assurer l?égalité des chances. Ils seraient, entre autres, l?usage du créole dans la vie quotidienne, les origines ethniques des Mauriciens et l?impact sociologique des mariages interculturels.
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