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La police enquête sur la filière marocaine

17 mars 2004, 20:00

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LA POLICE espagnole recherche 20 Marocains soupçonnés d?implication dans les attentats de Madrid, probablement perpétrés, selon les enquêteurs, par un groupe d?extrémistes marocains liés à Al Qaïda, rapportait hier la presse espagnole.

Ces 20 Marocains pourraient être liés aux attentats de Casablanca en mai 2003, ajoutent les journaux espagnols, selon lesquels les attentats contre quatre trains de banlieue madrilènes le jeudi 11 mars, qui ont fait 201 morts, ont été méticuleusement préparés pendant une vingtaine de jours. D?après El Pais, la police soupçonne les auteurs des attentats de Madrid de liens avec le Groupe islamique combattant marocain, qui serait financé par Al Qaïda.

Ce mouvement a été inscrit en avril par les Etats-Unis sur leur liste des ?organisations terroristes?. Il aurait émergé à la fin des années 90 et certains de ses membres auraient suivi des entraînements en Afghanistan.

Citant des sources policières, El Mundo indique pour sa part que la police s?est lancée à la recherche de 20 ressortissants marocains, déjà soupçonnés par le Maroc, selon le journal, d?avoir participé aux attentats de Casablanca, dans lesquels 12 kamikazes ont tué 33 personnes.

Les autorités marocaines, qui ont dépêché des enquêteurs en Espagne, ont toutefois fait part de leurs doutes sur des liens éventuels entre les attaques terroristes de Madrid et de Casablanca.

D?après La Vanguardia, les auteurs des attentats de jeudi ont passé entre 15 et 20 jours à étudier les horaires des trains ainsi que les gares d?où ils monteraient et descenderaient des trains. Toujours selon ce journal barcelonais, deux groupes de trois personnes chacun ont placé les bombes qui ont soufflé les quatre trains.

Les médias espagnols ont déjà affirmé que les enquêteurs recherchaient cinq Marocains appartenant à un groupe de huit dont trois ont déjà été interpellés.

L?un des hommes arrêtés a été identifié comme étant Djamel Zougam. De sources policières, on a indiqué à Reuters que cet activiste présumé aurait été reconnu sur des photographies par des survivants des attentats. Ces témoignages sont toutefois considérés avec prudence.

Le journal ABC rapporte mercredi que Zougam se vantait auprès de ses voisins d?appartenir à une cellule d?activistes islamiques. ?(Zougam) se rendait (à la mosquée) pour s?entraîner aux arts martiaux et pour écouter des cassettes appelant au djihad (guerre sainte)?, affirme un voisin cité dans le reportage d?ABC.

POST-ÉLECTIONS

Zapatero maintient sa position sur le retrait d?Irak

  • José Luis Rodriguez Zapatero, futur chef du gouvernement espagnol, a affirmé mercredi qu?il respecterait sa promesse d?un retrait des forces espagnoles déployées en Irak. ?Ma position n?a pas changé. Je l?ai expliquée tout au long de la campagne électorale?, a déclaré Rodriguez Zapatero sur les ondes de la radio Onda Cero, malgré les appels du président américain George Bush. ?Je vais écouter M. Bush mais ma position est très claire et bien arrêtée.? Le futur chef de gouvernement socialiste a promis de retirer les troupes espagnoles déployées par le gouvernement conservateur sortant d?ici au 1er juillet si le commandement des forces en Irak n?est pas confié à l?Onu. ?L?occupation est un fiasco. Il y a eu quasiment davantage de morts après la guerre que pendant?, a ajouté Zapatero. ?Les forces d?occupation n?ont pas permis aux Nations unies de prendre le contrôle de la situation.? Les Etats-Unis ont invité l?Espagne à ne pas prendre de décision hâtive sur un éventuel retrait.

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