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La recherche de l?oiseau rare se poursuit

9 mars 2004, 20:00

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<B>APRÈS</B> que l?Indonésien Hendrawan a décliné l?offre pour le poste de directeur technique national (DTN) à Maurice, l?Association mauricienne de badminton (AMB) a été contrainte de reprendre les recherches. Selon le président de cette instance, Rajen Sooben, le nom d?un autre Indonésien a été soumis au ministère de la Jeunesse et des Sports, lundi dernier. ?Je préfère ne pas dévoiler son nom pour l?instant. Ce n?est qu?une proposition. Nous poursuivons la recherche?, nous a-t-il confié.

Rajen Sooben estime que les services d?un DTN sont plus que jamais indispensables. ?Les résultats obtenus à la Thomas et Uber Cup et aux Internationaux d?Afrique du Sud ont prouvé que nous avons besoin d?un DTN. Si l?Afrique du Sud a réussi à briller c?est parce qu?elle a un très bon entraîneur en la personne de Morten Frost, qui est un ancien champion du monde. C?est dommage qu?Hendrawan ait décliné l?offre mauricienne mais il n?a pas fermé la porte pour autant. Il a exprimé son souhait de pouvoir apporter son soutien au badminton mauricien, dans les années à venir?, explique Rajen Sooben.

Selon ce dernier, l?accord d?échange signé entre les gouvernements mauricien et indien est une aubaine pour le badminton mauricien. ?Les entraîneurs indiens ont une très bonne réputation. Ils conviennent à nos exigences notamment au niveau du langage. Nous avons besoin d?un bon entraîneur qui puisse s?exprimer en anglais et aussi servir de sparring partner aux joueurs?, poursuit le président de l?AMB qui envisage sérieusement d?explorer la piste indienne dans sa recherche de l?oiseau rare.

Revenant aux résultats peu convaincants obtenus à la Thomas & Uber Cup et aux Internationaux d?Afrique du Sud le mois dernier, Rajen Sooben regrette que certains des meilleurs joueurs locaux, à l?instar d?Hyder Aboobakar et d?Eddy Clarisse, n?ont pu se libérer de leur travail afin de participer à ces compétitions. Il fait un appel aux entreprises pour qu?elles se montrent plus flexibles vis-à-vis des athlètes de haut niveau qui sont souvent appelés à défendre le quadricolore sur l?échiquier international.

?Les firmes ont des responsabilités sociales. Elles doivent libérer les joueurs pour aider au développement du sport. En ce faisant, elles ont tout à gagner puisque leurs compagnies seront, d?une part, sous le feu des projecteurs, quand l?athlète est appelé à défendre les couleurs du pays et d?autre part en cas de réussite, elle créera une ambiance de gloire dans l?organisation?, souligne cet administrateur, employé à la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC).

C?est un appel que fait le président de l?AMB aux entreprises, surtout à un mois des Internationaux de Maurice (14 -17 avril) et le championnat d?Afrique qui se tiendra chez nous du 19 au 24 avril prochain.

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