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Les hôteliers et restaurateurs restructurent leur association
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Les hôteliers et restaurateurs restructurent leur association
L?ASSEMBLÉE générale de l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice (Ahrim) se tient ce matin au Domaine Les Pailles. Cette réunion annuelle doit voir la traditionnelle élection du président. Après Jean-Jacques Vallet, du groupe Constance, ce devrait être au tour d'Arnaud Martin, actuel vice-président. L?élection du comité exécutif est aussi à l'ordre du jour ainsi que la restructuration de l'association.
Les membres de l'Ahrim devront approuver les recommandations du rapport d?Ernst and Young commandé il y a quelques mois afin d?apporter un nouveau souffle à l'association. ?L?Ahrim existe depuis 1973. La première restructuration a eu lieu en 1996. Huit ans après, nous voulons la réorienter afin de relever les défis qui guettent le tourisme?, explique le directeur de l?Ahrim, Sen Ramsamy. Les recommandations de ce rapport portent plus particulièrement sur le fonctionnement même de l?association, le but étant, comme pour toute entreprise, d?être plus efficiente.
Les recommandations du cabinet d?experts-comptables se basent sur les méthodes de fonctionnement d?associations similaires à l?étranger. Même si on ne connaît pas leur teneur, l?idée est d?être plus réactif et de s?adapter aux exigences internationales.
L?Ahrim mise beaucoup sur la croissance pour les prochaines années. La stratégie est claire : un marketing plus ciblé, plus de places d?avion et une formation accrue pour le personnel.
Pour Jean Faivre, directeur général du Hilton, il est important de trouver la bonne recette. Selon lui il faut trouver un juste équilibre entre ?l?équation plus de touristes-destination de qualité". Il ajoute que Maurice a bâti sa réputation sur la qualité et qu'il faut que ça continue.
Plusieurs hôtels haut de gamme doivent ouvrir leurs portes en fin d'année. En 2004, Maurice prévoit une hausse de 10 % de sa fréquentation touristique. Selon Sen Ramsamy, d?ici fin 2006, le nombre de chambres passera de 10 000 à 12 400. ?Nous misons sur la croissance. Nous avons les chambres, mais les places d'avion doivent suivre.?
Selon Sen Ramsamy, qui est aussi le président de l?Ecole hôtelière d?Ebène, le développement du tourisme passe inévitablement par la formation. Ainsi, cette semaine, dit-il, ?il y a eu 5 000 demandes à l?école pour seulement 800 places?. Les jeunes s?intéressent de plus en plus au tourisme, mais il faut l'infrastructure pour pouvoir former.
Par ailleurs, Sen Ramsamy a été nommé cette semaine membre de World Tourism Experts (WTE). Le WTE, dont le siège est basé en Espagne, se réunit trois fois par an afin d?analyser les tendances du tourisme au niveau mondial.
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