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« Notre dada, c?est d?établir plus de communication entre étudiants »

28 février 2004, 20:00

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Quel est le rôle de la Students?Union dans l?université ?

La Students' Union existe officiellement depuis 1971. Notre objectif prioritaire, c?est de faire le pont entre l?administration et les étudiants. On siège dans certains comités, on défend les intérêts des étudiants, sans pour autant être un syndicat. Nous faisons plutôt office d?intermédiaires. Par exemple, nous négocions actuellement la baisse des prix à la cafétéria. La Students?Union est aussi une plate-forme pour des activités extra-scolaires. En effet, la vie d?un étudiant ne se limite pas aux cours. Nous leur proposons d?intégrer des clubs et de participer à des activités que nous organisons sur le campus. Nous lançons d?ailleurs, du 3 mars au 16 avril, une campagne qui vise au développement intégral de l?étudiant. Cette campagne va s?articuler autour de quatre axes : intellectuel, physique, émotionnel-relationnel et culturel.

Quelles sont les missions que vous vous vous êtes fixé pendant votre année de règne ?

Notre dada, c?est d?établir plus de liens de communication entre les étudiants. Rassembler les étudiants, favoriser des liens d?amitié entre les jeunes des différentes filières, faire en quelque sorte que tous aient le sentiment d?appartenance à une même université. C?est là un projet qui nous tient vraiment à c?ur. Pour atteindre ce but, il faut contrecarrer les problèmes de communication. L?université est divisée en « blocs » et souvent les étudiants passent à côté des activités qui sont organisées pour eux. On a beau trouver des affiches par- ci par-là, mais finalement, elles n?attirent plus l?attention parce qu?elles sont trop éparpillées ou trop submergées par d?autres affiches. On travaille donc à trois niveaux. Nous allons bientôt équiper l?université de haut-parleurs pour communiquer ponctuellement et faire passer des messages. Ensuite nous pensons introduire des panneaux électroniques pour que les messages soient plus attrayants. Nous lançons aussi un magazine : Campus News.

Comment vous débrouillez-vous financièrement ?

La Students' Union a son bureau, son téléphone, son ordinateur et sa secrétaire. Lorsqu?un étudiant entre à l?université, il paie un students?union membership fee de Rs 150 par an. Il y a six mille étudiants, et si vous faites le compte, ça fait une jolie somme. Cet argent sert à financer les clubs, organiser des séminaires, des expositions, des fêtes. Mais l?argent n?est pas dans notre tiroir, c?est la section finance qui émet les chèques.

On a tendance à dire que les étudiants sont enfermés dans leur filière et qu?on ne les entend jamais discuter des grands sujets de société ?

Oui et non. Quand on est de l?autre côté, on croit qu?il y a une léthargie à l?université de Maurice. Mais quand on est dedans, on sent bien ce bouillonnement, ce dynamisme qui anime les étudiants. Nous organisons des débats sur la fraude, les relations interreligieuses, l?esclavage. On fait venir des gens de l?extérieur, des professionnels pour élargir les discussions. Parfois, on est découragé quand on se retrouve avec une salle déserte. Pour certains étudiants, l?université est comme une Higher Secondary School. Ils restent prisonniers de leur petit groupe, ils passent leurs examens et c?est tout.

Une caverne de talents

Qui a dit que notre université manque de « punch », d?ambition et de passion ? Les occasions ne manquent pas pour les étudiants d?organiser des expositions, des tables rondes, des shows. À titre d?exemple, le Rays Club, présidé par Chandraprakash Ramkalawon, est un tremplin pour tous les clubs du campus. L?année dernière, il a organisé un Divali Show et un Christmas Show pour les enfants de Laventure. Il a invité les étudiants à « Anou alle pique nique ». Pour Maha Shivaratree, il a regroupé des volontaires qui ont apporté de la nourriture aux pèlerins de Grand-Bassin. Il projette d?organiser un méga show le 9 mars pour marquer la fête nationale. « Notre souci est de promouvoir des manifestations qui font appel à tous les talents. Par exemple, pour parler l?histoire de notre pays, on peut faire appel aux étudiants du club de théâtre. Pour le show, c?est le Music Club qui entre en jeu, mais on ne fait pas que dans le divertissement. On fait aussi du social en dehors de l?université », souligne le président. Le Silver Soul Club a également la réputation d?être très actif. C?est un club littéraire qui a été fondé par des étudiants de Computer Science and Engineering. Lancé à la fin du mois de novembre, ce club regroupe des étudiants qui ont la plume fine, mais aussi des graphistes, des étudiants en marketing. Tout ce beau monde a sorti le 18 novembre un recueil de poésie intitulé Stepping Stones et un autre recueil qui a pour titre Whisper Of Love le 10 février. Zayna Budulla, le PRO du club, explique que son groupe a pour but de sortir de l?ombre tous ceux qui ont des choses à dire et qui ne savent pas le faire. « À travers nos rencontres, nous soulevons des points de réflexion sur la société, l?amitié, le statut de la femme. Ce qu?on veut, c?est surtout promouvoir la compréhension sociale parmi les jeunes. » Ce club chapeaute aussi un projet qui vise à faire prendre conscience des obstacles que doit affronter la femme mauricienne dans la société.

Parmi les clubs affiliés, on trouve l?Agricultural Society, Amnesty University, Brainwave, Campus Culture Society, Carpe Diem Theatre Club, Economic Society, Fame Dance Club, Inner Peaceweavers Club, La fronde, Law Society, Management Society, Medical Society, Même si club, Philosophical Club, Rainbow Club, Social Welfare Society, Table Tennis Club, Tae Kwon Do Club, Value Based Club, Youth Revival Society, UOM Computer Club, Environment Care Club et Engineering Society.

Le sport : du loisir au diplôme

On va à l?université pour mille et une raisons, et la pratique du sport n?est pas la raison principale. Pourtant, il n?y a pas que cours, examens et travail acharné à l?université de Maurice. C?est aussi un endroit où l?on peut faire de l?athlétisme, du basket-ball, du badminton, du football, du handball, et du taï-chi.

Si leur gymnase ne sera prêt que dans quelques mois, les étudiants se rendent en attendant au stade Maryse Justin où un complexe leur est réservé. Ils peuvent s?y relaxer, muscler leur corps et oublier les soucis de l?université.

Anantaya Kistamah, sports organiser et son collègue Rajbirsingh Rajcoomar gèrent également les jeux en salle. Des aménagements ont ainsi été prévus un peu partout dans l?université pour les amateurs de carrom, dominos, monopoly, jeu d?échecs. On trouve également des flippers, des baby-foot, des jeux de fléchettes, un espace pour jouer à la pétanque. Bref, il y en a pour tous les goûts. Les sports sont variés et ils sont adaptés aux aspirations de chacun. La flexibilité des horaires est également un avantage. Mais saviez-vous que le sport permet d?acquérir des points qui servent à obtenir les diplômes ? C?est même une matière optionnelle qui permet d?avoir trois credits. L?Introduction to Physical Education and Sports est une matière qui comprend 20 heures de cours théoriques et 50 heures de pratique de deux disciplines sportives. Le cours théorique comprend l?histoire de l?éducation physique, le rôle et la philosophie qui sous-tendent la pratique du sport, l?anatomie, la sociologie du sport, les premiers soins. Bien sûr pour avoir ces credits, il faut également réussir ses examens.

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