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Le Bec condamne les propos injurieux

28 février 2004, 20:00

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Les autorités catholiques soutiennent la Fédération des associations de parents des écoles confessionnelles (Fapec) dans le débat sur la comptabilisation des langues orientales aux examens du « Certificate of Primary Education » (CPE). Lors d?une réunion de mobilisation la semaine dernière, les animateurs de la plate-forme qui s?opposent à la comptabilisation des langues orientales aux examens du CPE avaient exhorté l?Église à sortir de son silence et à expliquer sa position sur la question. Nous reproduisons ci-dessous le communiqué du Père Hervé De St. Pern.

Le gouvernement a annoncé que les langues orientales seront comptabilisées cette année dans les résultas du CPE. Or, cette décision intervient dans une situation où les langues orientales sont facultatives au CPE et où de fait 57 % des élèves du CPE ont choisi comme 6e matière une langue orientale alors que 43 % n?ont pas fait ce choix.

Il est tout à fait légitime que ces 57 % d?élèves puissent s?attendre que la langue orientale qu?ils étudient spécifiquement soit comptabilisée. Il est tout aussi légitime que les 43 % d?élèves qui n?étudient pas une langue orientale puissent réclamer la comptabilisation d?une 6e matière pour être sur un pied d?égalité avec les 57 %.

Les Associations des parents d?élèves des écoles catholiques se sont exprimées sur la question de l?inclusion des langues orientales dans le résultat du CPE 2004. Il revient effectivement aux parents de veiller que leurs enfants soient sur un pied d?égalité avec tous les autres élèves qui concourent au même examen.

Il est regrettable qu?au cours des débats sur cette question, des propos injurieux aient été échangés. Ce n?est pas une façon de faire progresser le débat et de construire une nation. Il est aussi regrettable que l?étude des langues orientales au CPE ait été associée à l?appartenance religieuse. La foi religieuse d?une personne n?est pas liée à une langue. Et dans chaque religion, il y a des personnes parlant plusieurs langues.

Cependant, ces associations ne s?élèvent pas contre le principe de la comptabilisation des langues orientales mais elles s?interrogent sur l?équité de l?application de ces mesures pour les examens du CPE de 2004. Si nous voulons que la décision de comptabiliser les langues orientales au CPE puisse être acceptée dans la sérénité, ces questions méritent d?être prises en compte, d?autant plus que ces examens servent de concours d?admission pour l?accès au secondaire :

  1. D?après des avis autorisés, la comptabilisation des cinq meilleures performances parmi les six sujets présentés donne un avantage à ceux qui prennent une langue orientale. Le ministre de l?Education, lui-même, concède qu?un élève ayant 6 matières peut profiter d?un grade A dans une langue orientale pour obtenir une place en Form I. Toutefois, dit-il, ce nombre est inférieur à 558. La justice ou l?injustice se mesurent-elles au nombre de personnes concernées ?

  2. Les 43 % des enfants qui n?ont pas choisi de langues orientales auront-ils la possibilité de choisir un autre sujet afin qu?ils soient sur pied d?égalité avec leurs camarades qui ont opté pour les langues orientales ? De fait, le Select Committee de 1986 avait préconisé un autre sujet optionnel pour ceux qui n?auraient pas choisi une langue orientale.

La comptabilisation des langues orientales pour la rentrée 2005 donne lieu à beaucoup de réactions. Il est important que les citoyens mauriciens sentent qu?ils sont tous traités équitablement, ceci afin de construire l?unité du pays.

Père Hervé DE ST. PERN Directeur du BEC

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