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La Fapec se dissocie du front contre la comptabilisation

28 février 2004, 20:00

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«Nous nous dissocions complètement de ces propos à relent communal dans le cadre de la campagne contre la comptabilisation des langues orientales au Certificate of Primary Education (CPE). Cela peut blesser l?harmonie sociale à Maurice », s?indigne le président de la Fédération des associations de parents des écoles confessionnelles (Fapec), Denis Grandport.

Des associations socioculturelles et des individus sont montés au créneau cette semaine pour dénoncer le langage communaliste et insultant utilisé de part et d?autres, lors des émissions de radio notamment, par certains dans le cadre du débat de la comptabilisation ou non des langues orientales au CPE. L?Independent Broadcasting Authority a réuni hier les responsables des radios privées pour trouver des moyens pour empêcher ces dérapages dangereux pour l?unité nationale.

Cette plate-forme anti-comptabilisation des langues orientales au CPE mène depuis bientôt un mois des réunions de mobilisation à travers le pays. Elle est constituée outre la Fapec, de la Federation of Parent-Teacher Associations of Roman Catholic Aided Primary Schools, de la Plate-forme pour l?unité des créoles et d?autres personnes à titre individuel.

« Nous nous battons pour l?intérêt de tous les enfants mauriciens sans aucune distinction de communauté ou de religion », poursuit Denis Grandport. « Aussi longtemps que cette plate-forme ?uvre dans cette direction, elle bénéficiera de notre soutien. »

Cependant, la Fapec était absente mardi et jeudi, respectivement à Bel-Air, Rivière-Sèche, et à Surinam, aux réunions de mobilisation organisées cette semaine par la plate-forme. « Ce sont des réunions d?explication où ce sont nos hôtes qui décident de qui ils veulent inviter », explique le principal animateur de cette plate-forme et président de la Federation of Parent-Teacher Associations of Roman Catholic Aided Primary Schools (FPTARCAPS), Clifford Maniacara.

Mais personne n?est dupe. Clifford Maniacara n?a pas non plus été invité à la journée de réflexion sur l?avenir des collèges catholiques qui était organisée hier au collège de Lorette de Curepipe. Alors que Denis Grandport explique que la fédération des associations parents-enseignants des écoles primaires catholiques n?est pas concernée par le thème de réflexion, Clifford Maniacara avance qu?il n?aurait pas été libre même s?il avait été invité. « D?ailleurs, notre bataille se situe au niveau des écoles primaires et non au niveau des collèges secondaires. »

Dérive de la plate-forme</B>

Pour bien démontrer qu?elle se démarque de la fédération des associations parents-enseignants des écoles primaires catholiques et qu?elle prend du recul par rapport à la dérive de la plate-forme, la Fapec a émis vendredi un communiqué mettant en garde contre toute confusion autour de l?appellation de leur fédération respective. « ? The FAPEC groups the PTA?s of secondary schools with President, Mr Denis Grandport while the Federation grouping PTA?s of primary schools with President, Mr Clifford Maniacara, bears the name of ?Federation of Parent-Teacher Associations of Roman Catholic Aided Primary Schools?».

Même les autorités catholiques ne sont pas restées non plus insensibles aux dérives notées ces derniers jours. Dans un communiqué émis vendredi, le directeur du Bureau de l?éducation catholique (Bec), le père Hervé de St. Pern, dit regretter que « des propos injurieux aient été échangés » et que « l?étude des langues orientales au CPE ait été associée à l?appartenance religieuse ».

Acculé pour sa part par tant de critique à son égard, Clifford Maniacara, a déclaré à l?express-dimanche qu?il animera mardi une conférence de presse pour « dissiper les nuages qui obscurcissent le débat ». Tout en disant qu?il n?a fait qu?exprimer les appréhensions des parents, il s?est dit prêt à présenter des excuses s?il a offensé quiconque. « Quand il y a la passion, les mots peuvent dépasser la pensée. »

Fapec : « Une solution existe ! »

« La solution au problème que pose la comptabilisation des langues orientales se trouve dans un document du ministère de l?Education », a soutenu hier le président de la Fapec, Denis Grandport, lors d?un atelier sur l?avenir des collèges catholiques. Intitulé « Curriculm Renewal in the Primary Sector », ce document, édité en mars 2001, propose outre les cinq matières obligatoires, deux autres sujets, l?informatique et la Citizenship Education ainsi que deux autres sujets optionnels, l?Art et une langue orientale. « Avec cette panoplie de sujets proposés, l?élève aurait eu une alternative à la langue orientale outre une panoplie de sujets où seulement ses cinq meilleurs résultats auraient compté. »

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