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langues orientales

28 février 2004, 20:00

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Françoise Labelle répond

Je me réfère à votre rubrique « Humeur ? Girouette » parue en page 11 de votre édition du dimanche 22 février. Je souhaiterais souligner les points suivants :

(i) Si un enfant de cinq ans se trouve dans l?obligation d?apprendre une troisième langue étrangère, il est pédagogiquement correct de demander une langue avec laquelle cet enfant a une affinité et à laquelle il est le plus exposé. (ii) Un enfant mauricien est plus exposé à la langue hindi qu?à la langue allemande. Il est plus proche de la culture indienne que de la culture allemande. Il sera donc plus facile pour cet enfant d?apprendre l?hindi que l?allemand. (iii) Je suis convaincue que ces arguments sont pédagogiquement corrects.

Je n?ai jamais eu des « fracassantes et vigoureuses déclarations contre l'introduction des langues orientales parmi les sujets comptabilisés au CPE ». Il est peut-être politiquement correct pour certains de le faire croire? Mes différentes suggestions ? en 1995 ? pour la prise en compte des résultats obtenus en langues orientales en sont la preuve (les copies sont probablement toujours dans les dossiers du MES). Je considérais une formule préconisée comme injuste et je me battais pour que chaque enfant ait la même chance pour l?accès à une éducation secondaire de qualité.

Françoise Labelle

Note de la redaction

Comme d?autres politiciens, Françoise Labelle souffre d?amnésie. Il fautbien lui rafraîchir la mémoire.

(i) En mars 1995, une lettre signée Jean-Yves Violette et Françoise Labelle est publiée dans la presse.

On y lit ce qui suit : « Nous sommes contre le classement qui inclut une langue orientale en créant une injustice et des inégalités? »

(ii) Lors d?un forum au Plaza le 11 avril, Françoise Labelle « insiste sur le caractère inique de la formule et demande que le gouvernement n?aille pas de l?avant avec la mise en pratique du Select Committee concernant l?introduction des langues orientales pour le classement à l?issue du CPE ».

(iii) En avril 95, lors d?un meeting, Labelle s?en prend à Atal Beharry Vajpayee, alors leader de l?opposition indienne. Celui-ci avait parlé de la promotion de l?hindi lors de sa visite à Maurice. « Ki so rôle ici ? », s?était demandé Françoise Labelle.

Ce sont bien là des « fracassantes et vigoureuses déclarations contre l'introduction des langues orientales parmi les sujets comptabilisés au CPE ».

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