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Questions à?Nathalia Wilson
Quel est le but de votre mission ?
C?est pour fournir l?expertise et la formation dans le cadre du projet de développement intégré de Chamarel avec le concours du ministère du Tourisme, le United Nations Development Programme-Global Environment Facility-Small Grants Programme (UNDP-GEF-SGP) et l?African Management Services Company (AMSCO). Le projet se concentre sur l?intégration des secteurs privé et public, les organisations non gouvernementales et la communauté locale.
Comment s?articule ce vaste programme ?
L?objectif est de développer la communauté en se basant sur le tourisme et en impliquant les habitants du village. Il faut diversifier les produits d?écotourisme, accroître les attractions et faire augmenter les dépenses des touristes. Il y aura alors des retombées positives pour les habitants : création d?emplois, augmentation des revenus et l?amélioration de la qualité de l?artisanat et du marketing. Il y a 150 000 touristes qui fréquentent les terres de sept couleurs annuellement. Nous voulons que tout le village bénéficie de cette manne. À ce jour, il y a eu l?ouverture de tables d?hôte, de l?atelier d?artisanat, de la ferme organique, la formation de guides et deux projets d?écotourisme. Les autres projets consistent en l?aménagement des infrastructures, la construction d?un centre d?artisanat, la création d?un sentier pour les randonnées et un amphithéâtre pour les artistes de la région.
Comment aider les gens à lancer un commerce ?
L?idée est de transférer les connaissances commerciales des différents partenaires qui sont déjà impliqués sur le plan du marketing et aussi dans la gestion des projets. Sur le plan du marketing, nous avons prévu un Chamarel Awareness Day pendant lequel les Mauriciens découvriront les différentes facettes et les attractions de Chamarel. Il y aura aussi des brochures et un site web sur le village. Nous visitons aussi les hôtels afin que leurs personnels puissent parler du village aux touristes.
Est-ce que le financement sera un problème ?
Il y a différentes organisations qui financent les projets dont l?importante participation de l?UNDP-GEF small grants programme, l?AMSCO et le ministère du Tourisme qui a initié le projet. Nous cherchons des fonds additionnels pour les projets et souhaitons que les secteurs public et privé nous supporteront pour compléter le plan de développement.
Est-il possible de développer Chamarel sans causer de tort à l?environnement ?
Oui, un des critères-clé de ce plan est de ne pas changer le cachet naturel du village. C?est sa beauté naturelle, unique qui le rend si attrayant. Il y aura des directives et des codes de conduite établis avec l?aide de l?UNDP-GEF pour préserver l?environnement.
Comment s?est passé votre premier contact avec les habitants ?
Les habitants sont un peu timides mais ils sont très amicaux et accueillants. Je travaille avec beaucoup d?enthousiasme sur ce projet.
Propos recueillis par Patrick ST PIERRE
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