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Badminton ? Régionalisation à la recherche de solutions
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Badminton ? Régionalisation à la recherche de solutions
La régionalisation. Un problème qui reste entier. Malgré le délai de deux ans accordé aux fédérations sportives pour qu?elles se mettent en conformité avec le Sports Act, ces dernières n?ont pas été en mesure de le faire. Un mois après que la date butoir a expiré, soit le 18 janvier dernier, les hauts cadres du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), dont le ministre Ravi Yerrigadoo, et ceux du Registrar of Associations, se sont rencontrés, hier, pour un constat de la situation.
Il n?est un secret pour personne que, valeur du jour, seule l?Association mauricienne de football est en règle avec le Sports Act. Si la régionalisation a été un échec jusqu?ici, c?est grandement en raison de la rigidité du texte de loi, en sus bien sûr de la mauvaise volonté de certains dirigeants dans certains cas.
La loi exige actuellement un minimum de sept clubs par région et un minimum de huit régions. Cependant, dans le contexte actuel, la régionalisation est tout à fait irréalisable. D?une part en raison de l?absence cruelle d?infrastructures dans certaines régions et d?autre part, de l?absence complète de clubs toujours dans certaines régions.
C?est ce que certains ont voulu faire comprendre, hier, au cours de la réunion qui a duré deux heures tout en réclamant que le texte de loi soit revu en profondeur. Mais les avis étaient partagés, même s?ils étaient tous d?accord sur un point : ? valeur du jour, le Sports Act ne peut être appliqué à aucune fédération , à l?exception peut-être du football.?
D?autres estimaient que la faute revenait aux fédérations qui n?avaient fait aucun effort ces deux dernières années pour appliquer la loi alors que certains insistaient sur le fait que c?est au Registrar of Associations de veiller à ce que les clubs soient affiliés. Une proposition a même été faite pour que le Registrar se montre plus flexible vis-à-vis des clubs lors de l?exercice d?enregistrement. Il nous revient que ce dernier aurait répliqué, en expliquant qu?ils devaient absolument respecter la loi pour éviter tout problème avec la justice.
Même si les avis étaient partagés, certains ont qualifié la réunion de très positive. ?Il est temps qu?une solution soit trouvée le plus vite possible, car avec les nouvelles élections prévues après les Jeux olympiques, nous risquons de nous retrouver avec des fédérations illégales?, avancent-ils.
Du côté du MJS on nous a fait comprendre que le ministère ne veut en aucun cas tuer le sport mais il faut qu?il y ait un cadre légal. ?S?il faut revoir certaines clauses de la loi pour le rendre plus flexible nous le ferons, toutefois il faut un cadre légal?, insiste-t-on.
Un point positif est néanmoins sorti de la réunion. Il nous revient qu?un document, qui sera rédigé conjointement par le MJS et le Registrar of Associations, sera distribué aux clubs pour les aider à mieux comprendre les procédures d?enregistrement.
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