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Ralph Lauren : le suspense dure
Le sort des compagnies exploitant le logo Polo?Ralph Lauren reste incertain. La Cour suprême n?a pas tranché hier le litige opposant la compagnie américaine à l?homme d?affaires Nundrajsing Dinoo. Polo?Ralph Lauren lui réclame de même qu?à sa compagnie Rs 40 millions pour avoir exploité «illégalement» la marque.
Durant toute la journée, le juge Paul Lam Shang Leen a écouté en référé les arguments des avocats des deux parties concernées.
A 15 h 35, Me Désiré Basset, Senior Counsel, avocat du propriétaire des boutiques locales, faisait savoir à son client que le juge avait annoncé qu?il réservait son jugement.
Les hommes de loi de la compagnie mauricienne ont argué que la démarche de la compagnie américaine n?est pas justifiée dans la mesure où elle n?a pas déposé la marque Polo/Ralph Lauren à Maurice. Ils ont tenté de démontrer que la compagnie américaine est en train d?utiliser un «colourable device». Me Basset a également avancé un argument social. Il a invité le juge à prendre en considération le fait que beaucoup de gens gagnent leur vie en travaillant dans ces boutiques.
Contrairement à la dernière séance, ces gens n?étaient pas présentes dans l?enceinte de la Cour suprême. Au nombre de trois mille, ils étaient descendus à Port-Louis lundi dernier en signe de protestation contre l?ordre intérimaire émis par la Cour suprême interdisant de commercialiser des vêtements de la marque Ralph Lauren. L?instruction leur avait été donnée par Ajay Beegoo, directeur de Captain Tasman, qui commercialise les chemises de cette marque.
Hier, elles ont reçu l?ordre de ne pas venir manifester. La direction craignait des débordements vu que les employés avaient signifié leur intention d?amener leur famille. Ajay Beegoo n?était accompagné que de ses hommes de loi.
La présence de l?Américain David Brown, venu représenter Polo?Ralph Lauren, n?est pas passé inaperçue, de même que celle des éléments du mouvement Voice of Hindu, venus soutenir des commerçants. L?effectif policier avait été renforcé dans l?enceinte de la Cour suprême alors que les éléments de la Special Supporting Unit (SSU) veillaient au grain non loin.
Pendant que l?affaire était entendue, le conseil des ministres passait en revue la situation. Il a convenu que cette affaire est purement légale et doit être tranchée par la Cour suprême.
La compagnie américaine est représentée par Me Sanjeev Ghurburrun, les compagnies locales par Me Basset, Me Siddartha Hawoldar, Me Nandraj Patten, Me Jay Sibartie et Me Luvi Mootoosamy, avoué.
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