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Il faut plus de motivation en féminin et chez les jeunes
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Il faut plus de motivation en féminin et chez les jeunes
Après deux saisons particulièrement maigres en matière de compétitions et de résultats au niveau des clubs, nous nous sommes intéressés à connaître l?avis de certains techniciens en ce début de saison 2004.
Ceux interrogés, Fayzal Bundhun (Port-Louis Red Star), Guito Lepoigneur (Azur SC), Mario Lepois (Union de Curepipe), Lindsay Wilson (Quatre-Bones VBC) et Nasrullah Lallmohamed (Curepipe Starlight) estiment qu?il faudrait un maximum de compétitions, à plusieurs niveaux, et plus de motivation pour tout remettre sur les rails. Cependant, les plus concernés, à l?image de Mario Lepois, Nasrullah Lallmohamed et Guito Lepoigneur, sont d?avis qu?il est urgent de se pencher sur le cas du volley-ball féminin, bien loin d?être en pleine santé.
?On doit dépasser le cadre de la compétition. Ne nous voilons pas la face. Tout est une question de motivation, en d?autres mots d?argent à présent. Voyez les autres disciplines, par exemple, l?athlétisme, la boxe, entre autres comment les sportifs sont récompensés. Alors que chez nous les joueuses courent toujours derrière une petite médaille. C?est vrai que lors des Masters 2003 on a ressenti un vent de changement. Mais il faut aller au-delà de ça. Il faut injecter de l?argent. On aura beau organiser des tournois mais si la motivation n?est pas là, ça ne servira à rien?, argumente Mario Lepois.
<B>Redynamiser la base</B>
Il est rejoint dans ses propos par Nasrullah Lallmohamed quand il est question de revoir la base : ?On est resté deux années sans compétition pour les jeunes. Avec les Jeux de la CJSOI qui arrivent, il va y avoir du boulot. Il nous faut obligatoirement un maximum de compétitions pour les catégories jeunes afin de dénicher un plus grand nombre de joueuses et de joueurs. Le Centre de formation ne suffit pas comme réservoir.? À Mario Lepois d?ajouter : ?C?est la cata assurée au niveau des jeunes. Je sais ce que je dis. Il faut, à mon avis, tout relancer déjà avec les entraîneurs qui auront pour mission de remettre en place des équipes de jeunes. Et à partir de là organiser beaucoup de tournois. Mais attention, cela ne doit pas être obligatoire. Car nombre d?équipes n?ont pas d?effectif senior et il leur sera encore plus difficile de trouver des jeunes. D?où l?importance d?organiser le volley loisir.?
Quant à Guito Lepoigneur, le nouvel entraîneur de la sélection féminine pour les Jeux de la CJSOI, il est convaincu qu?il faut réorienter le volley-ball féminin dans un premier temps. ?Je suis disposé à donner un coup de main à la fédération pour mettre en place un plan de redressement. Car la situation est déjà plus que critique chez les seniors. On risque de se retrouver avec seulement quatre équipes pour la D1?, avoue-t-il.
Effectivement, deux clubs principalement font face à des difficultés d?effectif cette année. Le club de Young Sporting de Quatre-Bornes, champion de la D2, a été vidé de ses joueuses et ne sait plus à quel saint se vouer en vue du championnat. Les Vallijee Citizens, une des équipes phares de la D1, sont également à court de joueuses. Avec un niveau particulièrement moyen, voilà que le nombre de formations risque de souffrir à présent.
Gagner le pari d?attirer les jeunes
Si le volley-ball masculin ne souffre pas du même mal, toujours est-il qu?il est préférable de prévenir que de guérir.
?D?abord, il faut qu?il y ait une intersaison afin d?organiser le volley-ball loisir. Des équipes de quatre joueurs ou de trois joueurs chez les amateurs, les jeunes surtout, et les anciens. Cela ne nécessite pas l?utilisation d?un gymnase. Sur un terrain de foot, on peut aménager un maximum de terrain et créer une belle ambiance. C?est avec ce genre de regroupement qu?on arrivera à attirer les jeunes. L?année dernière, c?était celle des seniors et maintenant, il faut faire la part belle aux jeunes?, insiste Fayzal Bundhun, entraîneur du Port-Louis Red Star.
Au niveau de l?élite, ce dernier propose qu?il est grand temps de se mettre en phase avec les grandes nations du volley-ball. ?On a la fâcheuse tendance à faire tout à l?envers. Il est primordial de commencer la saison avec des tournois d?échauffements comme à l?étranger. Car l?objectif des clubs demeure le championnat. Et il leur faut donc être dans les meilleures dispositions pour entamer cette quête. D?après mon expérience c?est en début de saison que les clubs ou même la fédération organisent ces tournois. Par la suite, on débute le championnat, suivi d?une intersaison. La fin du championnat coïncide avec le début des préliminaires des coupes. Et la saison prend fin avec les Masters?, explique-t-il.
Selon les quatre entraîneurs, il faudrait renouer avec les compétitions traditionnelles telles que l?AMVB Cup et la Coupe de la République. L?entraîneur de Quatre-Bornes, Lindsay Wilson, va même jusqu?à dire qu?il est temps de maintenir une sélection avec au moins une compétition par an, celle de la Coupe des nations. ?On ne va pas attendre 2006 pour préparer les équipes nationales pour les Jeux des îles quand même?, précise-t-il.
Un grand chantier attend l?Association mauricienne de volley-ball en cette année 2004. Le premier défi est sans aucun doute d?organiser la Coupe des clubs champions et d?y envoyer ses représentants dans de bonnes dispositions. Voilà pour ce qui sera le baromètre des clubs en attendant celui de nos jeunes pousses en août à la Réunion. Mais la priorité des priorités demeure le volley-ball féminin qui s?achemine vers une mort lente.
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