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L?offshore mêlé au scandale Parmalat ?
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L?offshore mêlé au scandale Parmalat ?
Maurice intéressé dans le cadre du méga scandale financier qui a éclaboussé le géant italien Parmalat? C?est possible car les enquêteurs veulent savoir si des sociétés domiciliées dans les juridictions offshore des îles Caïmans ou de Maurice ont participé à une vaste opération de camouflages de fonds.
Cependant, les autorités financières mauriciennes ne s?inquiètent pas outre mesure d?une possible ramification avec des entités du Global Business à Maurice, même si elles demeurent attentives au développement de cette affaire. Le scandale de Parmalat, puissant groupe de produits laitiers basé à Parme, a éclaté le 19 décembre dernier à la suite de la découverte d?un trou (black hole) d?environ $13 milliards dans les comptes de la compagnie. Selon les soupçons, Parmalat aurait soit exagéré considérablement la valeur de ses actifs, soit affiché des avoirs fictifs.
Les opérations offshore du groupe sont suivies de près par les enquêteurs de PriceWaterhouseCoopers (PWC) en Italie. Ces derniers ont constaté que Bonlat, un subsidiaire de Parmalat enregistré dans l?île des Caraïbes, a déclaré un compte bancaire de $5 milliards qui n?a jamais existé. Parallèlement, il a aussi été découvert que le groupe a utilisé des véhicules offshore pour lever des fonds d?un montant de $1 milliard dans des paradis fiscaux.
L?opération se voulait discrète aux yeux des régulateurs italiens. Il est désormais établi que deux special purpose vehicles de Parmalat (Food Holdings Ltd et Dairy Holding Ltd), enregistrés aux îles Caïmans, ont pu mobiliser $ 320 millions pour le compte du groupe.
Ces deux entités, de même que Parmalat Capital Finance, la principale société offshore de Parmalat dans les îles Caïmans, ont été mises sous liquidation provisoire. L?objectif de ces véhicules était de lever des fonds auprès des investisseurs institutionnels, notamment, pour être placés dans le capital du groupe italien.
Deloitte, l?auditeur de Parmalat, se trouve au c?ur de la tourmente. Selon la Financial Times, le cabinet aurait approuvé les comptes malgré le fait qu?il ait trouvé troublant certains aspects du bilan financier 2002 du groupe.
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