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Champions never die

4 janvier 2004, 20:00

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ON croyait Jean-François Merven perdu à jamais pour le tennis. Une déchirure complète des ligaments croisés du genou avait en effet compromis sérieusement la carrière de celui qui avait dominé de tout son talent, de toute sa classe les années 90.

Au cours de cette période, il termina d?ailleurs sept fois l?année à la première place du classement national, remportant au passage près de 25 tournois sur toutes les surfaces disponibles à Maurice : le gazon, la terre battue, le dur.

Consommé le grand Merven ? Alors là, pas du tout. Le tennis, il aime, il connaît. Et c?est précisément cette passion pour un sport qu?il a apprivoisé depuis longtemps qui lui a permis de rebondir sur le circuit en 2003, quatre années après avoir rangé sa raquette et subi, au passage, deux interventions chirurgicales délicates à Paris.

Engagé en novembre dans l?Anglo Mauritius Open, qui se disputait sur la terre battue du Rose-Hill Club, son sanctuaire, Merven fut l?auteur d?un parcours éblouissant. Il atteignit à la surprise générale la finale du tournoi. Et même si cette ultime marche s?avéra pour lui fatale, la faute à un Kenny Wong bien décidé à inscrire son nom au palmarès du tournoi, personne aujourd?hui dans le tennis n?a oublié qu?il avait, au préalable, éliminé trois têtes de série : le n° 4 Abdullah Toorawa en huitièmes de finale (6-2, 6-2), le n° 5 Laurent Piat en quarts de finale (7-6, 7-6) et, pour finir, le numéro un Simon Koenig dans le dernier carré (6-4, 1-6, 6-4).

?C?est bien plus qu?un match de tennis que j?ai gagné ce soir?, avait du reste déclaré Merven, en larmes, au terme de son étonnante demi-finale contre Koenig qui le vit combler en moins d?un quart d?heure un déficit de 4-1, 30-0 au troisième set.

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