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?Il faut trouver une solution pour les collèges catholiques?
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?Il faut trouver une solution pour les collèges catholiques?
UNE FOIS n?est pas coutume, Paul Bérenger est resté très sommaire sur plusieurs plans lors de sa conférence de presse-bilan, hier. Les questions économiques, dont le chômage, ont été au mieux effleurées. Le Premier ministre n?a cependant pas jugé utile de préciser les initiatives prochaines de son gouvernement pour faire repartir l?investissement privé et l?emploi, pour réduire le déficit public ou encore pour sortir la zone franche de ses difficultés du moment et de ses contraintes structurelles.
Mais Paul Bérenger a aussi annoncé que le dossier des écoles secondaires catholiques est une priorité pour le début de l?année. Il a affirmé qu?il s?agit là d?une question qui est restée en suspens. Ainsi, selon lui, ? il faut trouver une solution pour les collèges catholiques? après la confirmation par le Conseil privé du caractère illégal d?un recrutement d?élèves sur le critère religieux.
?J?ai constaté qu?il y a une profonde blessure du côté des autorités catholiques?, a affirmé Paul Bérenger avant d?ajouter qu?il compte aborder cette question aujourd?hui avec le président de la République. Tout en précisant que le gouvernement souhaite poursuivre son partenariat avec les écoles catholiques, le Premier Ministre a annoncé qu?il attend le jugement écrit du Conseil privé, prévu pour février 2004. Il rencontrera par la suite l?évêque de Port-Louis, Monseigneur Maurice Piat.
Autre dossier en suspens : le conflit au sommet du judiciaire notamment le bras de fer entre le chef Juge, Ariranga Pillay, et le Senior Puisne Judge, Bernard Sik Yuen. Le Premier ministre dit avoir déjà abordé le sujet avec les deux principaux protagonistes et a partagé, hier, ses réflexions sur le sujet avec le vice-Premier ministre, Pravind Jugnauth. Il compte en faire de même aujourd?hui avec le président de la République. ?Le cabinet prendra une décision à la rentrée et ce, dans le strict respect du judiciaire. Il y a unanimité pour que le judiciaire retrouve sa sérénité.?
Parmi les autres dossiers que le gouvernement estime prioritaires, la réforme électorale le financement des partis politiques et le remplacement de la Industrial Relations Act (IRA). ?Depuis trois ans, nous sommes en train d?appliquer les mesures contenues dans le Presidential Address d?octobre 2000. Nous avons déjà réalisé 70 % de notre programme.? Le gouvernement prévoit donc une journée de réflexion le 25 janvier pour passer en revue les actions accomplies jusqu?ici et pour aborder également les chantiers à venir, a annoncé le Premier ministre.
Le chef du gouvernement est revenu une fois de plus sur la nécessité de démocratiser davantage l?économie. Toutefois, il n?a pas expliqué les actions envisagées dans ce sens. Il a simplement souligné qu?il s?agira d?une de ses préoccupations pour le reste du mandat gouvernemental
En ce qu?il s?agit de l?année 2003, le Premier ministre classe les Jeux des îles, l?abolition du ranking aux examens du Certificate of Primary Education et les changements à la tête de l?Etat en septembre dernier, comme des temps forts. Il se montre aussi satisfait face à d?autres réalisations, à savoir l?autonomie accordée à Rodrigues, le nouveau Local Government Act, le rétablissement de la situation dans les prisons et le sommet régional qui vient d?avoir lieu aux Comores.
D?autre part, Paul Bérenger récuse les allégations selon lesquelles il n?y aurait plus de sérénité au sein du gouvernement après le récent remaniement. Selon ses dires, la dernière réunion du cabinet se serait déroulée dans un climat serein. Le travail gouvernemental n?est pas remis en question après la défaite de l?alliance gouvernementale au n° 7, a-t-il affirmé. Ainsi, la volonté de poursuivre le programme gouvernemental n?est nullement entamée, a précisé Paul Bérenger.
À L?HEURE DES QUESTIONS
Les élections municipales auront-elles lieu en 2004 ?
? La délimitation des arrondissements et l?enregistrement des électeurs sont à faire. Il nous faut des renseignements du commissaire électoral. Valeur du jour, il n?y a aucune décision pour ne pas tenir les municipales.
Le chômage est-il une préoccupation première pour 2004 ?
? Depuis trois ans, le gouvernement et le secteur privé font tout pour créer des emplois. Le gouvernement a été très réceptif aux suggestions, telle la création d?un Regional seafood hub et d?un Knowledge hub. D?autres secteurs, dont l?Integrated Resort Scheme, le tourisme ont notre attention.
Est-ce que les choses se passent comme prévu pour l?occupation de la cybertour d?Ebène ?
? Mes renseignements pointent dans la bonne direction. Mais la formation dans les Tic me préoccupe beaucoup. Nous recevons l?assistance de certaines firmes indiennes et, très probablement, je viendrai avec une nouvelle initiative dans le domaine de la formation dans un proche avenir.
Vous évoquiez la nécessité au secteur privé de recruter plus de femmes. Va-t-on vers un ?Equal Opportunities Act ??
? C?est une des propositions qui seront examinées. Le problème est beaucoup plus complexe, et une loi, seule, ne suffira pas. Nous souhaitons plus de méritocratie dans le secteur privé en général, mais surtout en faveur des femmes. Par ailleurs, nous souhaitons davantage de démocratisation de la propriété foncière et de l?actionnariat dans l?économie.
Pensez-vous que l?élan unitaire a été touché par la récente campagne électorale ?
? Les résultats des élections, bien au contraire, me confortent sur ce plan. La campagne communale dont j?ai été victime n?a pas vraiment mordu. D?autres raisons expliquent notre défaite. Je ne suis pas particulièrement inquiet. Je fais confiance à l?intelligence des Mauriciens.
Est-il vrai que vous avez reçu Eric Stauffer et qu?il bénéficie d?une protection policière ?
? Je l?ai rencontré et il bénéficie d?une protection 24 heures sur 24. Il est venu de son propre gré avec des documents qu?il compte déposer à la police. Je n?étais même pas au courant de sa venue et des documents en sa possession. La police va enquêter sur l?affaire sans ingérence aucune.
Que pensez-vous de la crise à l?ICAC ?
? Je suis très attristé de cette situation. Nous n?allons pas nous ingérer dans les affaires de l?institution. Si la situation dégénère, l?Appointments Committee en sera saisi. Mais le combat contre la corruption n?est pas affecté. S?il faut retourner vers la police pour les enquêtes, nous le ferons.
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