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Rajen Velvindron écope de 30 ans de prison pour trafic d?héroïne
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Rajen Velvindron écope de 30 ans de prison pour trafic d?héroïne
LE JUGE Ashraf Caunhye, siégeant aux assises, a condamné hier Rajen Velvindron à la peine maximale. Trouvé coupable de trafic de drogue, ce dernier aura à purger 30 ans de prison et devra payer deux amendes de Rs 100 000. Le condamné a donné avis d?appel.
En 1997, cet habitant de Terre-Rouge avait remis près de 2,36 kg d?héroïne à un dénommé Jacharree Bottesoie qui a été le principal témoin à charge lors du procès.
?Jacharree Bottesoie?s evidence in the present case spanned over two days. His testimony was constantly under attack and he was subjected to searching and elaborate cross-examination over a long period. Despite the relentless pressure to which he was subjected, the material part of his version which incriminated the accused in respect of both drug transactions remained unassailable?, souligne le juge Ashraf Caunhye. Il a rappelé que le témoin avait été le complice de Rajen Velvindron. ?Je n?ai aucun doute. Bottesoie est un témoin valable qui a décidé d?avouer toute la vérité. Il est clair que c?est un criminel qui se repent. Il soulage sa conscience en plaidant coupable et vient ensuite brosser le tableau de ses transactions illicites.?
Durant le procès, diverses allégations ont été faites contre deux hommes de loi. Le juge Caunhye a donc demandé au Master & Registrar de remettre une copie du procès-verbal aux autorités concernées pour toute action nécessaire.
C?est une arrestation de routine qui a mené la brigade anti-drogue (ADSU) à Rajen Velvindron. Le 12 juillet 2001, Jean Eddy Zuel est interpellé pour possession d?héroïne. Durant son interrogatoire, il dénonce son fournisseur, Jacharree Bottesoie. Le même jour, l?ADSU effectue une descente des lieux à la résidence de Bottesoie. Les policiers forcent la porte d?une chambre et y découvrent 2,36 kg d?héroïne.
?Rs 4 000 le gramme?
L?homme, originaire de Ro-drigues et qui gère une ferme à Ilot, en explique la provenance. Le matin du 7 juillet 2001, il reçoit un appel de Velvindron. Rendez-vous est pris à 10 heures, près de l?usine Tuna Canning. Ne le voyant pas venir, Bottesoie le contacte sur son cellulaire.
Les deux hommes se rendent à Quatre-Bornes à l?appartement de Bottesoie. Velvindron lui remet 619,1 grammes d?héroïne qu?il devra écouler à raison de Rs 4 000 le gramme. Bottesoie expliquera aux policiers que deux mois auparavant, Velvindron lui avait déjà apporté 1,74 kg d?héroïne. A chaque fois, dit-il, le fournisseur a pesé ladite drogue avant de la mettre en sachets.
Forte de ces aveux, l?ADSU cueille Rajen Velvindron à son retour de Singapour. On est alors le 4 août. Mis en présence de ces allégations, l?homme nie en bloc. Il maintient dans ses dépositions que le 7 juillet, il était chez lui à Terre-Rouge, supervisant les réparations d?une fuite dans sa salle de bains. Il affirme cependant connaître son dénonciateur sous le nom d?Harry. Leurs relations s?arrêteraient à l?échange de devises. Le juge estimera, lui, que le témoignage de Bottesoie a détruit l?alibi de Velvindron.
Dans une déposition faite six mois après son interpellation, Velvindron expliquera à la brigade antidrogue la provenance de ses richesses. Après huit ans passés en France, à travailler au noir, le couple Velvindron retourne au pays avec quatre millions de francs en poche (soit Rs 15 millions). C?est cet argent qui a servi à acquérir divers biens immobiliers et véhicules. Le juge a toutefois rejeté les arguments de la défense selon lesquels l?enquête policière sur cette affaire est ?pleine d?injustice?.
Rajen Velvindron a été défendu par Mes Dev Hurnam, Antoine Domingue et Dan Kissoon. C?est Me Rashid Ahmine, Principal State Counsel, qui a paru pour la poursuite.
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