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Fêtes de fin d?année : engouement pour le mobile

25 décembre 2003, 20:00

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JUBILATION du côté des vendeurs : les mobiles se sont vendus comme des petits pains et en espèces? sonnantes ! En cette fin d?année, les ventes ont dépassé les espérances. A tel point que quelques revendeurs agréés sont en rupture de stock pour certains modèles.

Si le marché du mobile est saturé, selon certains, avec plus de 400 000 utilisateurs à Maurice, cela n?empêche qu?il affiche la grande forme. Surtout quand on sait qu?un mobile dure en moyenne deux ans avant d?être remplacé.

Mais une vaste gamme peut aussi poser problème. C?est le cas de Nalini Seeruttun de Vacoas et employée de bureau. Avec son boni de fin d?année, elle veut se faire plaisir en s?achetant un nouveau mobile, mais entre plusieurs modèles, son choix balance. In?supportable !

Tout compte fait...

Toutefois entre les Nokia, Motorola, Sony Ericsson, Siemens, LG et autres, et du fait que chaque marque comporte une dizaine de modèles, de Rs 2 000 à Rs 20 000, chaque bourse devrait y trouver son compte. Les revendeurs ne se plaignent pas car vu l?abondance de l?offre, et l?évolution du marché, il y a de la place pour tout le monde.

Selon les dernières statistiques de l?Association of Mobile Phones Authorised Distributors (AMPAD), plus de 100 000 portables ont été vendus cette année à Maurice. Et le marché a rapporté Rs 100 millions en 2003. ?Nous arrivons à un stade de renouvellement de mobile. Il y a moins de nouveaux clients, mais les ventes se portent bien puisque les gens, toujours friands des dernières, sont là pour acheter.? L?analyse d?Ameen Rawat, directeur de Rawat Communications, revendeur agréé de Nokia et président de l?AMPAD, est simple.

En effet, les marques ne cessent d?innover. Si le mobile était, il y a cinq ans, un simple récepteur et émetteur de voix, il est aujourd?hui un outil multimédia qui permet de chatter, de surfer sur Internet, d?envoyer des messages, de prendre des photos et de s?adonner à des jeux. De plus, le mobile est aussi pour certains, un révélateur du statut social. ?Montre-moi ton portable et je dirai qui tu es ! ? comme dit Ameen Rawat tout sourire?

Cette année, le mobile plus ultra, c?est l?écran couleur avec appareil photo intégré. ?Nous avons été étonnés du response obtenu par le Sony Ericsson T 310, équipé d?une caméra et d?un écran couleur. C?était supérieur à nos attentes alors que le

T 300, avec son écran couleur, est tout simplement en rupture de stock !? constate Jennifer Deville, responsable du GSM chez Harel Mallac. Les deux modèles sont respectivement vendus à Rs 7 900 et Rs 5 900.

Mais si les Mauriciens sont friands de nouveautés, estime-t-on dans le milieu, tout le monde n?a cependant pas les moyens ni le besoin de s?acheter un mobile dernier cri. Et bon nombre d?utilisateurs se rabattent sur des modèles d?entrée de gamme à moins de Rs 4 000. Là aussi, il y a parfois rupture de stock. Ainsi, pas le moindre Sony Ericsson T 100 depuis la troisième semaine de novembre chez Harel Mallac.

Pénurie et aubaine

Même? son chez Mauritel Ltd, distributeur agréé de Motorola ! ?Nous avons une pénurie pour plusieurs modèles actuellement, explique Kenneth Yip Tong, directeur exécutif. Le mobile est vraiment un des hottest items du moment et nous en sommes extrêmement satisfaits.?

Cette fin d?année est aussi une aubaine pour les deux opérateurs de téléphonie mobile, Emtel et Cellplus. Le mois de décembre représente pour eux environ 20 % de leurs ventes. Non seulement en termes de nouveaux abonnés qui se manifestent, mais aussi en volume de la communication et en nombre de SMS envoyés, soit à plus d?un million en cette période festive contre les 600 000 en temps normal.

Krishnaduth Goomany, directeur de Cellplus, a toutes les raisons de pavoiser sur le développement du marché. ?Il y a sept ans, Maurice comptait 8 000 utilisateurs, aujourd?hui, il y en a plus de 400 000. avec les dernières innovations, l?avenir s?annonce prometteur.?

La vigilance accrue de la douane, depuis quelques mois, n?est pas pour déplaire aux revendeurs agrées regroupés au sein de l?AMPAD. Depuis plusieurs années, un véritable marché parallèle s?est en effet développé autour du portable. Du mobile à prix cassé, aux pièces de rechange en passant par les accessoires dernier cri, tout peut s?acheter auprès des marchands non officiels qui opèrent soit dans la rue ou dans de petits magasins.

?En 2002, environ 70 000 mobiles vendus provenaient de ce marché parallèle qui n?offre aucune garantie aux utilisateurs. Nombreux sont ceux qui se sont fait duper. Depuis que nous nous sommes regroupés et avec l?aide de la douane, les choses s?arrangent petit à petit et le marché informel perd pied?? souligne Ameen Rawat. Ceci ne peut que rehausser davantage l?optimisme des revendeurs agréés.

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