Publicité

ECHOS DE CAMPAGNE

29 novembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Boodhoo travaille dans l?ombre?

Fâché contre les travaillistes, Harish Boodhoo avait déclaré qu?il ne se mêlerait pas de la campagne au n° 7. Mais plus d?un avait prédit le contraire. Effectivement, les choses ont évolué depuis : même s?il n?est pas visible dans la circonscription, l?homme de Belle-Terre a animé plusieurs réunions avec certains activistes du MSM-MMM à Port-Louis, au siège de son journal Sunday Vani. À ses proches, il explique sa démarche par le fait que Prakash Maunthrooa, en tant qu?individu, (par ailleurs son neveu), est le « meilleur » candidat, non pas parce qu?il approuve le gouvernement ou qu?il désapprouve l?opposition.

La tension monte?

À la rue Schoenfeld, au c?ur de Rivière-du-Rempart, on recense les premiers blessés de la campagne électorale. Une bagarre a éclaté mercredi entre activistes MSM-MMM et ceux de l?alliance sociale. La SSU a dû intervenir pour rétablir l?ordre. Bilan : quelques blessés qui ont reçu des soins à l?hôpital et des dépositions à la police. Depuis le quartier est sous surveillance. À l?origine de la bagarre : des colleurs d?affiches qui se disputent les murs. À Piton également, il y a eu des échanges de coups entre activistes. Un ministre qui tentait de calmer les esprits a failli se faire bousculer, n?était-ce l?intervention musclée de son garde du corps?

Revoilà Utchanah

Mahen Utchanah, député de Piton-Rivière-du-Rempart de 1982 à 1995 et ministre pendant plus de dix ans, est venu prêter main forte cette semaine au candidat de l?alliance gouvernementale. Il a commencé à sillonner certains quartiers de Rivière-du-Rempart mercredi en appelant à voter pour Prakash Maunthrooa.

L?ancien député qui habite ce village, avait été invité à présenter sa démission comme ministre de l?Énergie, en octobre 1994, à la suite de la publication du rapport d?un Select Committee sur l?achat de turbines à gaz par le Central Electricity Board.

Il s?était ensuite mis en retrait de la politique active pour s?occuper de ses affaires.

Les marginaux

Quatre indépendants et deux leaders de partis tout à fait marginaux. C?est ainsi que se présente à ce jour la série de candidats qui seront au départ demain lors du Nomination Day. Ils n?ont pas la moindre chance d?être à l?arrivée face aux candidats des deux principaux blocs en lice pour le scrutin du 21 décembre.

Les deux chefs de parti qui se sont jusqu?ici fait connaître sont Raj Dayal du Mouvement démocratique national et Anirood Gujadhur du Parti du peuple mauricien. Les quatre indépendants sont Pravesh Bissoonauth, Danrajsing Aubeeluck, Seeram Appadoo et Basdeo Rajmohun. Lalit qui a indiqué son intention de ne pas être dans la course, entend organiser des meetings dans cette circonscription avant le vote.

La Voice of Hindu qui a organisé plusieurs rallyes nocturnes dans la région a étonnamment déclaré forfait.

Pas de vote électronique

Il n?y aura pas de vote aux moyens d?un dispositif électronique lors de la partielle de Piton/Rivière-du-Rempart. Bien que la version indienne de cette machine ait déjà séduit le gouvernement mauricien tout particulièrement le Premier ministre, Paul Bérenger, les conditions pour introduire un système électronique de vote ne sont pas encore réunies.

Ce système a été utilisé à deux occasions à Maurice. C?était respectivement pour l?élection des membres de l?Ordre de médecins et d?une élection au Cargo Handling Corporation.

« Avant d?introduire ce système, il faut au préalable un consensus de toutes les parties concernées et une campagne de sensibilisation du public », explique Irfan Rahman, le commissaire électoral.

Observateurs afghans

Il est peu probable que des observateurs étrangers soient présents à Maurice lors de la partielle de décembre dans la circonscription de Piton-Rivière-du-Rempart. La procédure veut que ce soit des gouvernements qui fassent une demande auprès des organisations, les Nations unies ou du Commonwealth pour que celles-ci délèguent des observateurs lors d?une élection à Maurice.

Jusqu?ici aucune démarche n?a été entreprise dans ce sens. En revanche, ce qui est plus probable, c?est la présence de deux membres de la Commission électorale d?Afghanistan. Des négociations en vue de cette visite sont en cours.

Les Afghans viennent voir comment l?organisation d?une élection se passe à Maurice. Depuis le départ des taliban en 2001, les Afghans se préparent à choisir leur président en juin.

Publicité