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On en redemande
Pour une fois, les scénarios n?étaient pas écrits d?avance même si au final, on a retrouvé les habitués, à savoir, l?Union de Curepipe et Azur SC chez les dames et le Red Star et Quatre-Bornes en masculin. Cependant, leur parcours n?a pas été une sinécure contrairement aux éditions précédentes. L?Union de Curepipe aura souffert pour retenir son tire. Tout comme le Quatre-Bornes VBC.
Autre fait rarissime : les filles ont volé la vedette aux garçons. Généralement, l?Union de Curepipe trace sa route sans tambour ni trompette en décrochant des victoires en série sans se mouiller. Mais l?édition 2003 a été marquée dans un premier temps par la défaite du challenger, Azur SC, face aux Vallijee Citizens. Puis, celle de l?Union de Curepipe contre Azur SC avant que le Starlight ne signe une victoire autoritaire sur les Citizens. Au bout du compte, tout le monde aura perdu au moins une fois.
Mais resituons les choses et ne nous cachons pas la vérité. Le niveau n?a pas pour autant progressé même si les équipes se sont tenues de près. En fait, même si l?Union de Curepipe a été battue lors des préliminaires et qu?Azur SC a fait trembler la citadelle curepipienne en finale, aucune équipe n?a haussé son niveau de jeu pour cueillir les championnes. L?Union de Curepipe est descendue de plusieurs crans et elle s?est fait peur. La faute à un groupe qui n?est plus aussi étoffé. Le divorce de Prisca Seerunghen et Kathrine Échazar de l?Union a lourdement contribué à cet état des choses. Avec uniquement six éléments, Mario Lepois a malgré tout gagné les Masters. Ce qui est tout à l?honneur des Curepipiennes. Mais il va sans dire que les Unionistes ne tiendront pas longtemps avec un effectif aussi maigre même si la qualité y est encore. Mario Lepois concédait avant le début de la compétition que l?Union est en fin de cycle. Il serait à présent temps de revoir le groupe car à la Coupe des clubs champions ça ne pardonnera pas.
Derrière l?Union de Curepipe, Azur SC peut nourrir des regrets dans la mesure où les filles de Guito Lepoigneur étaient, après le championnat, à deux doigts de la détrôner. La victoire des Azuréennes sur l?Union en préliminaire leur aura certes permis de se qualifier. Mais elles n?ont pas été prêtes au jour J où l?Union était, une fois encore, prenable. Plus bas au classement, plus précisément au Curepipe Starlight, on peut, par contre, se réjouir d?avoir accroché une troisième place et le titre de meilleure joueuse attribuée à Martine Bistoquet et également la palme de meilleure serveuse à Mélissa Valère. Tandis qu?au Vallijee Citizens, même si on n?avait pas de grandes ambitions, on a dû se contenter de la dernière place.
En masculin, il n?y a pas eu de bouleversement majeur si ce n?est la défaite du Port-Louis Red Star en finale face à Quatre-Bornes. Et là, même si Quatre-Bornes était le tenant, le Red Star avait fait la plus forte impression depuis le début de la saison en terminant un championnat en ligue simple invaincue et en battant tour à tour, l?ASVP, le CSSC et Quatre-Bornes en préliminaires.
Au final, les joueurs de Lindsay Wilson auront eu les nerfs plus solides et ont fait craquer des Portlouisiens trop nerveux et incapables de prendre les bonnes décisions et de concrétiser les attaques.
Quatre-Bornes s?imposera avec brio devant un Red Star pas très brillant. L?ASVP se contentera d?un titre de meilleur contreur avec Bernard Lafleur et le Starlight la peu enviable quatrième place.
Sur le plan organisationnel, l?Association mauricienne de volley-ball n?a pas échoué. Ramasseurs de balles, juge de ligne, commissaires de match, statisticiens avec Mario Samba à la tête, entrée gratuite pour les dames et les enfants et des présents pour les heureux gagnants des nombreux tirages au sort.
On en redemande?
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