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redorer sa cote de popularité
La cote la Rivière Noire, sorti en 1984 est encore frais dans les esprits. Si son auteur, John Kenneth Nelson a beaucoup galéré, avec Makatia Coco, son nouvel album, le voici qui cherche à raviver sa cote d?amour auprès du public.
Depuis l?an 2000, le chanteur, que l?on sent malmené par la vie, avait décidé de laisser libre cours à son existence. Cette année-là, son contrat de conseiller culturel au ministère des Arts et de la Culture prenait fin. L?homme, éprouvé par «la mentalité d?assistanat » de ses congénères, retrouvait sa liberté de penser. Et de créer. De retravailler l?ambiance des ségas qui ont fait sa renommée dans les années 70 et 80. Missié Coutou, La cote la Rivière Noire, Fler de la rose ont ainsi été remis au goût du jour.
«La première fois que je les ai enregistrés, je n?avais pas pu donner libre cours à ma sensibilité. La couleur donnée par les musiciens n?était pas forcément celle que je désirais.» Un impair réparé grâce aux logiciels de programmation qu?affectionne John Kenneth Nelson. Il nous en donne la preuve sur son nouvel album, Makatia Coco. Produit par CyberSpirit Communications, l?album sera disponible d?ici la fin du mois. Mobilisant tous ses sens, l?auteur-compositeur-interprète de Pointe-aux-Sables passe allégrement du séga au reggae, avec une pointe de rythme latino. Un tout emballé dans une forte dose de bonne humeur et d?expressions à double sens comme en témoigne Rié, une chanson entièrement meublée de fous rires.
L?artiste a choisi de ne pas mettre son visage sur la pochette de l?album, préférant céder la place à un cliché de plage ensoleillée, qui « fera mieux rêver. » De ses voyages ? quand il était en tournée dans les boîtes de nuit italiennes et françaises de 1987 à 1993 ? il garde un souvenir amusé de sa rencontre avec la Cicciolina et de son passage sur la Rai, chaîne de télé italienne.
L?enchaînement n?est pas évident, mais c?est le moment qu?il choisit pour attirer l?attention sur les deux voix féminines figurant sur l?album : Kiki Cerdor et Prisca Esther. De quoi contourner aisément les «séga victimisé » où « l?on se plaint de toutes les injustices sans se décider à prendre son destin en main.»
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