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Nouvelles attaques contre la coalition
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Nouvelles attaques contre la coalition
Des rebelles munis de pistolets et de lance-roquettes ont tendu une embuscade à un convoi militaire américain hier à Mossoul, dans le nord de l?Irak, faisant un mort et six blessés parmi les militaires, et l?explosion d?une bombe dans cette même ville a blessé trois autres soldats, a annoncé l?armée américaine.
L?embuscade porte à au moins 140 le nombre de soldats américains victimes d?actions hostiles depuis la fin officielle des combats en Irak, annoncée le 1er mai par le président américain George Bush. L?explosion d?une bombe placée au bord d?une route, près d?un hôtel, a fait en outre trois blessés parmi les soldats américains, a déclaré à «Reuters» le sergent Kelly Tyler, de la 101e division aéroportée.
Mossoul a été moins touchée ces derniers mois que Bagdad par les attaques des rebelles irakiens, mais connaît depuis quelques jours une recrudescence des violences.
Deux soldats américains et un officier polonais ont été tués jeudi au cours de plusieurs attaques en Irak et le gouverneur de Najaf (sud), qui avait décrété mercredi une grève générale des services publics afin de protester contre l?insécurité croissante, a annoncé sa démission.
L?officier polonais tué, un commandant de 44 ans, a été grièvement blessé au cou dans l?attaque de son convoi au sud de Bagdad et a succombé à ses blessures. Il est le premier militaire polonais tué depuis le déploiement d?un contingent de 2 350 soldats par la Pologne, qui commande 9 000 hommes dans le sud et le centre de l?Irak.
La Pologne «ne changera pas» pour autant sa stratégie en Irak, a déclaré le président Aleksander Kwasniewski, en déplorant la mort du militaire. Du côté des victimes américaines, un soldat est mort jeudi quand son camion a heurté une mine près de la frontière avec la Syrie et un autre mercredi soir, alors que son convoi était la cible de roquettes antichar (RPG), au sud de Bagdad, une attaque dans laquelle deux soldats ont également été blessés. Un interprète irakien de 30 ans au service des Américains a aussi été blessé jeudi par des tirs de roquettes Katioucha à un barrage près de Kirkouk (nord).
A Najaf, ville sainte chiite au sud de Bagdad, le gouverneur Haïdar Mehdi Matar Al-Mayyali, nommé fin juin par la coalition, a annoncé sa démission, affirmant ne pas jouir des prérogatives nécessaires pour mener à bien sa mission.
Cette décision intervient après une série de protestations suscitées par l?assassinat lundi d?un juge de Najaf qui enquêtait sur les anciens responsables du régime de Saddam Hussein. Des centaines de citoyens indignés ont défilé et réclamé le transfert des responsabilités de sécurité aux Irakiens. Mercredi, le gouverneur a décrété la grève illimitée. Les administrations publiques étaient effectivement fermées jeudi, à l?exception des hôpitaux, des écoles et de la police.
Sur la place des Parades à Bagdad, habituée au grondement des chars et au claquement de bottes sous le régime de Saddam, c?est le rire de jeunes Irakiens qu?on entendait jeudi, à l?occasion du premier festival du cerf-volant organisé pour oublier la guerre.
Poursuivant leur traque, les forces de la coalition ont arrêté en trois jours à Falloujah (ouest de Bagdad) trois généraux de l?ancienne armée irakienne, dont le frère d?un dignitaire figurant sur la liste des 55 anciens responsables recherchés, selon leurs familles et voisins.
Le général Hamed Sarhane, frère de Khamis Sarhane Al-Mohamad ? 54e sur la liste des 55 ?, a été arrêté mercredi chez lui, avec son fils Mohamad, lieutenant des services de sécurité. Les deux autres généraux, Khamis Saleh et Ibrahim Adouane, ont été arrêtés, avec huit autres personnes, dans la nuit de dimanche à lundi lors de raids américains à leurs domiciles, selon leurs familles.
D?après les confidences d?un ancien haut responsable du régime baassiste recueillies par l?AFP, Saddam Hussein a échappé de peu aux bombardements contre une villa de Bagdad le 7 avril, dans le quartier al-Mansour: il s?y trouvait un quart d?heure plus tôt, pour une réunion avec ses proches collaborateurs, mais il a flairé la trahison en constatant que l?un d?entre eux n?était pas au rendez-vous.
30 000 soldats de moins en 2004
Le Pentagone va ramener à 100 000 hommes au printemps 2004 ses effectifs en Irak, actuellement de 130 000, en ne remplaçant pas certains effectifs lors de prochaines rotations. Des Marines pourraient être renvoyés en Irak.
Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a affirmé que le sentiment anti-américain dans la région était dû «à la partialité flagrante» des Etats-Unis en faveur d?Israël, et non à leur soutien aux régimes autoritaires du Moyen-Orient, comme était censé le déclarer dans un discours jeudi le président américain George W. Bush, selon sa conseillère pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice.
Dans ce discours, M. Bush devait appeler à une accélération des réformes démocratiques au Moyen-Orient après la guerre en Irak. Le candidat démocrate à la Maison Blanche Wesley Clark, ancien commandant en chef des forces de l?Otan en Europe, a réclamé un changement de la «stratégie d?ensemble» en Irak, estimant que les Etats-Unis devaient laisser la place à une organisation internationale semblable à celle installée pour régler le conflit bosniaque. Pour sa part, le Club de Paris, qu rassemble les créanciers publics de la planète, évoquait en réunion jeudi la dette de l?Irak à son égard (environ 41 milliards de dollars), qu?il est prêt à restructurer.
Les USA auraient refusé d?ultimes négociations
Selon la presse US, quelques jours avant le début de la guerre, des hauts-responsables irakiens ont proposé de céder aux injonctions internationales. Washington a repoussé une tentative de Bagdad d?éviter la guerre, laquelle a été déclenchée quelques jours plus tard en mars par la Maison Blanche, ont affirmé mercredi soir la chaîne de télévision américaine ABC News et le journal du «New York Times». On ignore si Saddam Hussein avait donné son accord aux manoeuvres.
Un influent conseiller du Pentagone aurait reçu un message secret d?un homme d?affaires libano-américain, Imad Hage, selon lequel le chef du service irakien de renseignement et d?autres responsables irakiens voulaient faire savoir aux Etats-Unis que l?Irak ne possédait plus d?armes de destruction massive et proposait de laisser les experts et soldats américains effectuer des recherches indépendantes, d?après le New York Times.
Les Irakiens offraient aussi de livrer un homme détenu à Bagdad et soupçonné d?être impliqué dans l?attentat de 1993 contre le World Trade Center de New York, détruit depuis par les attentats du 11 septembre 2001.
Avec ces messages, d?abord transmis en février par l?homme d?affaires à un analyste du bureau de Douglas Feith, sous-secrétaire américain à la Défense, les officiers irakiens souhaitaient persuader le gouvernement du président George Bush d?ouvrir des négociations secrètes, ont affirmé au «Times» les personnes impliquées dans les discussions.
Les responsables irakiens ont affirmé que leurs propositions avaient obtenu l?aval du président Saddam Hussein mais on ignore si les autorités américaines y ont cru.
Début mars, Richard Perle, proche conseiller du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aurait rencontré Imad Hage à Londres. D?après les deux hommes, rencontré Imad Hage a exposé la proposition des Irakiens et relayé leur demande d?entretien direct avec M. Perle ou d?autres représentants de Washington. Richard Perle a déclaré que la CIA l?avait d?abord autorisé à rencontrer les Irakiens puis décidé qu?il devait abandonner cette voie.
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