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Henman ou le jour du renouveau
Tim Henman s?est lui-même découvert sous un jour nouveau en remportant, dimanche, le Masters Series de Paris-Bercy. Oubliées nervosité et fébrilité qui l?ont si souvent handicapé.
Au POPB, le Britannique a battu ses vieux démons pour décrocher la plus belle victoire de sa carrière, à 29 ans et après dix ans de professionnalisme, aux dépens du Roumain Andreï Pavel (6-2, 7-6, 7-6).
?Je ne veux pas que cette semaine soit une exception, que ce soit un moment unique. Je veux continuer plus souvent à faire comme ça, garder la même attitude, jouer de la bonne manière, avec le bon style?, a-t-il prévenu.
Jusqu?à cette semaine parisienne, Henman avait disputé deux finales dans les Masters Series - catégorie de tournois en dessous des Grands Chelems - à Cincinatti en 2000 et à Indian Wells en 2002.
En Grand Chelem, il peut se targuer de quatre demi-finales à Wimbledon, chez lui, sur son gazon. Un palier reste donc à franchir pour celui qui fut quatrième mondial en juillet 2002.
<B>?Mon plus beau succès?</B>
Cette victoire à Paris est peut-être le début d?une métamorphose pour un joueur académique, souriant, poli, stéréotype du ?gendre idéal?, mais à qui il a souvent manqué le caractère de battant propre aux grands du tennis mondial.
?Cette fois, je suis arrivé dans un bon état d?esprit et j?ai joué un bon tennis pour battre (Sébastien) Grosjean, Guga (Gustavo Kuerten), (Roger) Federer et (Andy) Roddick. Cela montre que j?étais au niveau?, dit-il.
?Mais il fallait que je contrôle mes émotions pour être sûr de gagner et continuer de jouer de la même façon. Il ne fallait pas que j?envisage les conséquences, parce que cela aurait été négatif.?
Henman a donc vaincu le signe indien et a également pu s?appuyer sur une fraîcheur qui n?était pas de mise chez tous ses adversaires. Opéré d?une épaule en fin de saison dernière, son retour à la compétition a été tardif et poussif.
De février à mai, il n?a jamais passé le troisième tour d?un tournoi. En juin, il a atteint les demi-finales du Queen?s et les quarts de finale à Wimbledon - les deux fois battu par Sébastien Grosjean - avant de remporter le tournoi de Washington fin juillet.
Il a ensuite connu un nouveau passage à vide avant d?atteindre le dernier carré du tournoi de Vienne, début octobre et de s?imposer à Bercy, ?la plus belle victoire? de sa carrière de son propre aveu.
?J?étais conscient d?avoir un bon niveau de tennis et de ne pas gagner de Masters Series. Mais je ne voyais pas ça de façon négative. Je le considérais comme un défi à relever. C?est fait et c?est le plus grand succès de ma vie?.
Pour autant, Tim Henman n?envisage pas de s?arrêter à cette victoire, la 11e de sa carrière en tournoi.
?Cette semaine, j?ai toujours joué juste. Il faut que je le fasse plus souvent. Il est certain que pour l?année prochaine, je veux bien démarrer pour bien me lancer?, a-t-il prévenu.
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