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Les larmes de joie de Priscilla Chery-Lebon

31 août 2003, 20:00

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La grande dame du judo mauricien, Priscilla Chery - Lebon est devenue triple championne des JIOI alors que Dolly Namasivayen a fait vibrer l?antre du judo national tout au long de son cheminement vers la plus haute marche du podium.

Pour Priscilla, après une troisième place aux Jeux de Madagascar en 90, c?était la troisième fois consécutive qu?elle montait sur la plus haute marche du podium. Pourtant lors de la cérémonie de remise de médailles, la judokate des -70 kg n?a pu contenir ses larmes.

Heureuse de terminer sa carrière en apothéose, la grande dame du judo mauricien remercie en particulier sa belle-mère, le ministère de la jeunesse et des Sports, Michael Glover, ses entraîneurs, et tous ceux qui ont cru en elle et l?ont accompagné tout au long de sa préparation. ?Je salue également le sponsor du judo Ireland Blyth Ltd et également mon sponsor personnel, How Hong Supermarket de Curepipe?, dit-elle.

En effet, au grand regret de la grande famille du judo mauricien, c?est sur cette troisième consécration aux Jeux indiaocéanique que Priscilla tire sa révérence. ?Cette fois, c?est définitif. J?ai trente-deux ans et je pense que la compétition n?est plus pour moi. Mais je serai tout de même présent dans le giron mais cette fois en tant que coach?, dit Priscilla avec une pointe d?émotion.

Dispensée du premier tour et des quarts de finale, certains pourraient croire que Priscilla ait eu une victoire facile face à la Mauricienne, Mary-Jane Papet, qu?elle a battus par ippon en finale. Toutefois, même si sur papier l?or lui était promis, c?est grâce à de gros sacrifices qu?elle l?a acquis.

Sollicitée par le Chief Executive du COJI, Michael Glover en 2001, Priscilla était revenue à la compétition pour l?amour du pays et pour sa passion du judo. Pour retrouver sa forme d?antan, elle a dû sacrifier sa famille et son père malade. ?Surtout, elle a dû souffrir pour perdre 15 kg et s?adonner à un gros travail psychologique. Après deux années d?absence, elle a dû douter d?elle. Mais elle a cherché au plus profond d?elle-même le courage pour réussir. C?est une grande dame et je suis heureux qu?elle ait pu terminer sa carrière en apothéose?, lance Ahcène Goudjil.

Quant à la -63 kg, Dolly Namasivayen, elle a mis le feu au dojo. Après avoir battu la médaillée d?or des Jeux de 98, Hanitra Razanamalala lors d?un premier duel par wazari, Dolly Namasivayen a été impériale face à la Réunionnaise, Emmanuelle Payet.

Vice-Championne de France Juniors, Emmanuelle Payet a vu rouge face à la judokate de Cassis lors de la demi-finale. Riche en émotions, cette demi-finale était la rencontre au sommet de cette deuxième journée. Après dix minutes de lutte féroce, c?est sur une décision des arbitres que Dolly Namasivayen s?est distinguée. ?Ce qui fait toute la beauté de cette victoire de Dolly, c?est qu?elle s?est battue jusqu?au bout malgré le fait qu?elle allait mal et qu?elle était fatiguée?, lance l?entraîneur français, Ahcène Goudjil.

Agréable surprise également dans le camp mauricien avec la qualification de Mary-Jane Papet (-70 kg) et de Ricardo Vythilimgum (-90 kg) en finale de leur catégorie respective.

Tous deux étaient à leur première participation. Papet s?est qualifiée aux dépens de la Seychelloise Brigitte Rose, par ippon alors que le combattant des -90 kg a battu tour à tour, le Seychellois, Dominic Ducasse et Antoine Beauval également par ippon. Inévitablement, le novice a perdu son combat face au champion en titre des Championnats de France de DII, Thierry Grimaud.

Les trois autres Mauriciens en lice, hier, soit Mike Rigobert et Ricardo Durhône en 81 kg et le Rodriguais, Jean-Paul Azie ont remporté le bronze.

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