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A la rencontre des sniffeurs
Ils sont dans la tranche d?âge de 15 à 25 ans. La plupart d?entre eux sont des étudiants et viennent de familles de la classe moyenne. Depuis un an et demi, ils ont lancé le Youth on the Move, mouvement qui organise des activités pour les jeunes et moins jeunes du village de Le Hochet et des régions avoisinantes.
Depuis quelques semaines, ils ont décidé de se mettre au service des plus démunis du village, surtout les jeunes qui arpentent les rues, s?adonnant à des activités louches dont la drogue.
Pourtant ces jeunes n?avaient aucune prédisposition pour le travail volontaire. Mais après l?organisation de quelques activités récréatives, en collaboration avec le conseil et le centre social du village, ils décident de se mettre au service des autres.
Les pièges
Marie-Claire L?Espérance, secrétaire du Youth on the Move, explique que les jeunes volontaires ont découvert, que dans certaines régions, des enfants ne vont pas à l?école. Ces enfants, affirme-t-elle, sont exposés aux pièges de la drogue et certains ?sniffent de la colle?. C?est une situation nouvelle et si rien n?est fait, le problème risque d?empirer, souligne-t-elle.
Mais comme les membres du club n?ont pas de notion de travail volontaire, ils ont organisé des sessions de travail au cours desquelles, ils ont été initiés au travail social. Ils bénéficient de la collaboration de Guy Moutia, ancien membre de l?Institut pour le développement et le progrès (IDP) et travailleur social.
Dans un deuxième temps, les jeunes identifieront les lieux précis où opèrent les sniffeurs. ?Nous irons à leur rencontre pour les écouter. Nous allons voir comment les aider?, explique Aurore Moonsamy, une des jeunes qui a suivi les cours de formation. Meggy Labour, une autre trouve, elle, que ces jeunes ne sont pas suffisamment encadrés par leurs parents, ce qui les pousse à se tourner vers la drogue. Ce constat est partagé par Priya L?Espérance qui est d?opinion que quelque chose doit être fait pour ces personnes.
Bhisan Beetul, vice-président, est lui d?avis que c?est sur le terrain ?qu?on constate l?ampleur des dégâts. Et nous ne pouvons rester les bras croisés?, dit-il. Les volontaires ont beaucoup appris des sessions de travail, qui ont été organisées à leur intention. Guneshan Guillaume et Wanda Lagaieté, qui ont suivi les cours, soulignent qu?ils ont beaucoup appris de Guy Moutia. ?Maintenant c?est à nous de mettre en pratique ce que nous avons appris?, disent-ils. Le Youth on the Move organise également une journée de cross-country le dimanche 14 septembre. Un déjeuner, destiné aux personnes du troisième âge, est prévu ce jour-là.
Volontariat
Guy Moutia : ?Ces jeunes sont très motivés?
Guy Moutia, travailleur social professionnel et ancien directeur du Centre culturel africain, souligne qu?il a réuni les jeunes pendant huit séances d?une durée de deux heures chacune. ?Je leur ai inculqué les bases du travail social et la définition de la pratique. En effet, les jeunes sont très enthousiastes et je suis sûr qu?ils s?attelleront parfaitement à leur tâche?. Il est d?opinion que pour s?attaquer au problème des sniffeurs de colle, les jeunes doivent bien connaître le terrain.
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