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La Legal Division : le parent pauvre

23 août 2003, 20:00

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Trois départements. Un personnel tournant autour de cent vingt employés, dont une majorité transférée de la fonction publique. Voilà la configuration administrative de l?Independent Commission against Corruption.

En vertu de l?article 28 du Prevention of Corruption Act 2002, l?Icac est constituée d?au moins trois départements : la Corruption Investigation Division, la Corruption Prevention and Education Division et la Legal Division.

La distribution du personnel est nette ment en faveur de la Corruption Investigation Division. Quelque 80 personnes sont affectées à ce département, dirigé par Roshi Badhain, expert-comptable spécialisé en Forensic Auditing. La grande majorité d?entre elles sont des enquêteurs. On y trouve également des experts-comptables. Il y a même un psychologue au sein de cette équipe. Les enquêteurs sont presque tous des policiers mutés à l?Icac. Les experts-comptables eux, viennent surtout du secteur public, notamment du Management Audit Bureau (MAB).

Le mouvement de cadres venant de la fonction publique en direction de l?Icac a été quelque peu ralenti après la publication du dernier rapport du Pay Research Bureau (PRB). Plusieurs fonctionnaires dont la candidature pour un emploi à l?Icac avait été retenue ont fait faux bond. Un officiel de l?Icac explique ainsi cette situation : « Ces personnes avaient postulé pour un emploi à la Commission parce que les salaires que nous offrons étaient plus attrayants qui ceux obtenus dans la fonction publique. Mais le dernier rapport du PRB est venu bouleverser cette relativité, surtout avec les fringe benefits, dont la voiture hors taxes ».

Mission éducation

A la Corruption Prevention and Education Division, on est moins nombreux. 18 employés. L?unité est dirigée par Gérard Bussier, ancien directeur adjoint au MAB. Les autres officiers sont des anciens fonctionnaires précédemment affectés au ministère de la Jeunesse et à celui de la Sécurité sociale. Des animateurs des organisations non gouvernementales ont également été recrutés pour assurer la mission d?éducation relevant de la compétence de l?Icac. Suresh Ram, un ancien journaliste, dirige la section assurant la communication. « Nous avons privilégié le recrutement des personnes ayant une expérience de travaille sur le terrain », précise-t-on à l?Icac.

Pas de foule aux portillons

Autant pour les départements d?investigation et de prévention. Mais la situation est tout autre à la Legal Division. Elle ne compte que deux employés : l?ancien juge écossais Joe Duffy et le jeune avocat Ritish Ramful. Après les déboires de l?Icac auprès du judiciaire, les hommes de loi ne se bousculent pas aux portillons. A la suite du départ de Gaytree Manna, l?ex-Chief legal officer, la commission n?a pu attirer des avocats expérimentés.

Mais à l?Icac, on ne désespère pas. «Notre objectif est d?employer 200 personnes avant la fin de l?année. » Entre-temps, la commission assure une formation adéquate à son personnel. Cette tâche a d?abord été confiée au Britannique, Andrew Stephenson, consultant auprès de l?Icac jusqu?à la semaine dernière. Un autre Britannique, Roger Bady, accompagné d?une experte en Forensic Auditing travaillant à Hongkong ont aussi animé des ateliers de formation.

A l?Icac, on affirme que le recrutement et la formation du personnel ainsi que la mise en place de structures se poursuivront en dépit des récents revers de la commission. « Nous sommes une jeune institution, il faut nous donner du temps », déclare un officiel de l?Icac.

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