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Le sérum des plantes

6 août 2003, 20:00

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L?Université de Maurice a lancé, depuis peu, un projet de compostage. Les sponsors sont United Nations Development Programme, Global Environment Facility, et Small Grants Products. Les initiateurs du projet se sont rendus à Ville-Noire pour en expliquer les différentes étapes aux planteurs.

Le compostage consiste à laisser fermenter les résidus agricoles avant de les incorporer au sol. Les produits entrant dans la composition du compost sont des engrais, des feuilles vertes, des fruits, des feuilles de thé, des légumes, des branches, du gazon, du papier et du carton.

Quelques fermiers et planteurs, de même que des membres du National Federation of Young Farmers (NFYF), étaient présents chez Guillemette Adélaïde. C?est, en effet, chez elle, à Ville-Noire, qu?a eu lieu la rencontre avec les responsables de l?université.

Economies substantielles

Ces derniers ont expliqué que ?incorporer du compost améliore considérablement la qualité de la terre. Il agit comme une éponge et aide la terre à retenir de l?humidité et des substances nutritives ?. Le compost permet aux planteurs d?économiser de multiples façons. Il n?est pas nécessaire d?acheter des fertilisants, procure un contrôle plus rigoureux de la pousse des mauvaises herbes et élimine les déchets. Le groupe de consultants, pour le projet de compostage de l?institution tertiaire comprend Saryadev Bheekun, la doctoresse Mohee et Indradev Balgobin, le cordinateur du NFYF de Belle-Mare.

Les planteurs ont montré leur intérêt pour le projet, conscients du désir de qualité chez le consommateur, comme l?explique cette habitante de Bel-Air : ?Jai un potager chez moi , je voudrais savoir de quelle manière je pourrais utiliser du compost pour que les légumes que je consomme et que je mets aussi sur le marché, soient plus verts et plus goûtés sans les fertilisants?.

Guillemette Adélaïde, membre du club des jeunes fermiers, a un potager d?une superficie de moins d?un arpent, à quelques mètres de sa maison. Aidée de son époux, Laval, cette habitante de Ville -Noire a développé une grande passion pour la culture des légumes. Elle est certaine de pouvoir tirer de grands bénéfices du compostage.

Prabha Mungroo vient de Trois-Boutiques. Elle cultive des légumes qu?elle met sur le marché. Depuis qu?elle utilise le compostage, elle a constaté une grande amélioration de la qualité de ses produits.?Depi qui mo servi compost mo trouve éna plus rendement dans mo légumes qui reste plus longtemps?, confie-t-elle.

Christine Nobin assistait pour la première fois à une telle démonstration. Elle ne s?est pas montrée indifférente devant le succès de ses voisins qui profitent du conseil des experts : ?Avec sa quantité fertilisants qui mette bizin dans légumes zordi jour, mo croire qui li bon encourage dimoune alle vers sa projet- là?.

Coût raisonnable

Devant une telle réussite, Indradev Balgobin ne compte pas dormir sur ses lauriers. Il veut encourager l?utilisation du compost. Des sessions de formation sur le compostage ont ainsi été organisées récemment, à l?intention d?une dizaine des planteurs, à l?Université de Maurice .

Balgobin affirme qu?il n?existe pas de critères pour être choisi. Il s?agit de regrouper dix personnes qui font l?acquisition d?un baril, dont le coût s?élève à Rs 1 000. C?est un outil indispensable qui sert comme élément de base pour le compostage.

Des planteurs de Vacoas, qui ont montré un vif intérêt pour ce projet, bénéficieront très prochainement de l?aide des consultants experts en la matière : ?Nous essayons d?atteindre le plus grand nombre possible de Mauriciens?, explique Saryadev Bheekun, de l?Université de Maurice.

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