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La MCB examine le retour de Philippe A. Forget
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La MCB examine le retour de Philippe A. Forget
Le Conseil d?administration de la Mauritius Commercial Bank (MCB) se réunit ce matin. À l?agenda, figure le retour de Philippe A. Forget à son poste d?Assistant General Manager.
Le Board avait accordé un congé demandé par ce dernier le 15 juillet 2003, à la suite des charges retenues contre lui. Mais, lundi, les trois accusations provisoires ont été rayées par le tribunal de Port-Louis, d?où la réunion du conseil d?administration.
Le scandale du détournement de fonds continue, quant à lui, devant diverses instances judiciaires. La semaine du magistrat Anil Kumar Ujoodha reste chargée. Ce matin, il est appelé à présider une séance, au tribunal de troisième instance de Port-Louis, ayant trait à l?arrestation du Chief Internal Auditor de la MCB, Moossa Mohammad, auparavant connu comme Jean-Marie Raisin.
Après son arrestation dans la soirée du mercredi 23 juillet au quartier général de l?ICAC, Moossa Mohammad a entamé une série de procédures auprès de diverses instances judiciaires. L?une d?elles conteste le Prohibition Order (interdiction de quitter le pays) à son encontre. Son homme de loi, Me Hervé Duval Jr, a déposé une motion en ce sens le lundi 28 juillet. Les débats sont prévus ce matin.
Il n?empêche que le Chief Internal Auditor ne lâche pas prise. ?En début de semaine, j?ai fait des représentations par écrit au Directeur des poursuites publiques (DPP) l?invitant à exercer sa discrétion en faveur de mon client, en faisant enlever la charge provisoire. Et ce, parce qu?il est clair que mon client ne peut avoir commis ce que l?ICAC lui reproche?, affirme Me Hervé Duval Jr.
La décision du DPP sera connue ce matin lors des débats sur la motion de Me Hervé Duval Jr. ?L?attitude du représentant du DPP sur la motion déterminerait, d?autre part, sa prise de position à ma demande?, ajoute l?avocat.
En Cour suprême, le bras de fer entre Moossa Mohammad et l?ICAC continue également. Le premier nommé réclame une injonction intérimaire pour que la commission respecte ses droits consitutionnels lors des interrogatoires.
Dans un affidavit juré le 30 juillet dernier, le Chief Internal Auditor a mis l?accent sur les méthodes utilisées par le directeur de la Corruption Investigation Division de l?ICAC, Roshi Bhadain. Moossa Mohammad conteste la présence de ce dernier dans l?enquête car son nom est cité dans le Main Case des réclamations de la MCB. L?affidavit n?épargne pas non plus le consultant Andrew Stephenson.
La juge Premila Balgobin, siégeant en référé, a écouté les deux parties dans la matinée d?hier. Me Patrick Balmano, Senior Attorney, pour le compte de l?ICAC, a indiqué que la commission ne procédera pas à un nouvel interrogatoire de Moossa Mohammad. Roshi Bhadain et le patron de la Criminal Investigation Division, Tangavel Seerunghen, qui représente le commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, se trouvaient également en cour hier .
Délai de 15 jours
Les deux parties ont convenu en présence de la juge de déterminer un modus operandi pour la suite de l?interrogatoire de Moossa Mohammad. La Cour suprême leur a accordé un délai de 15 jours.
Par ailleurs, l?affaire MCB-NPF a pris une nouvelle tournure avec des ?révélations? de l?homme d?affaires Teeren Appasamy sur la deuxième phase du développement du Port-Louis Waterfront. Il mentionne ainsi la somme Rs 890 000 qui aurait été remise à Navin Hoolooman en sa capacité de consultant.
Or, ce dernier, qui est un membre du conseil d?administration de la MCB, récuse ces allégations. Il soutient n?avoir jamais reçu quelque somme de l?homme d?affaires. Il a même juré un affidavit à cet effet, mardi dernier.
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