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madagascar
Le 12 juillet 2003 se sont réunies dans les locaux du Com les fédérations concernées par les Jeux des îles et les Jeux africains. Ces fédérations rappellent que le ministère, le Comité olympique et ses fédérations membres ont déjà tenu plusieurs réunions de concertation dans le cadre du partenariat public-privé préconisé par le président de la République, pour fixer le budget global et de préparation, le nombre et la composition de la délégation malgache.
À 45 jours du départ, les fédérations demandent à être fixées définitivement sur le respect de ces engagements réciproques. Pour mémoire, les Jeux des îles de l?océan Indien 1998 à la Réunion avaient bénéficié d?un budget de 3 500 000 000 Fmg. À cette occasion, les passeports de la délégation avaient été exemptés de droit conformément à l?usage déjà établi pour les Jeux.
Sur le plan financier, les fédérations reconnaissent au ministère le droit d?effectuer des contrôles. Elles souhaiteraient toutefois que ces contrôles se fassent de manière concertée pour des raisons matérielles et temporelles, et en tenant compte des dépenses antérieures déjà engagées par les fédérations, en attente de remboursement.
Concernant les matériels sportifs que le ministère souhaiterait fournir aux fédérations, celles-ci demandent que ces matériels soient disponibles rapidement et d?une qualité adaptée à la pratique du sport de haut niveau.
DÉLÉGATION. Une équipe réduite pour une première place utopique
Les 6es Jeux des îles de Maurice du 29 août au 7 septembre risquent d?être interdits à ceux qui ne peuvent pas prétendre à la médaille d?or. Le communiqué du Comité olympique malgache rédigé au sortir de la réunion des fédérations concernées par les 6es Jeux des îles tend à le faire croire.
Le Com craint le non respect des engagements pris le 20 juin au cours d?une réunion avec le Mjsl où les deux parties ont convenu sur le nombre d?athlètes à envoyer à Maurice et à Abuja pour les 8es Jeux africains en octobre. À 40 jours de l?ouverture des jeux, rien n?est moins sûr.
Au Mjsl le langage n?a pas changé. Madagascar doit être premier ou dernier comme le président de la République l?a ordonné. Le directeur d?appui au sport de haut niveau, Haja Ratovonirina, l?a martelé. Si l?on se réfère au classement des derniers Jeux des îles à la Réunion en 1998, cet objectif paraît utopique, finir premier s?entend. La deuxième alternative paraît plus probable.
En 1998, avec 40 médailles d?or dont 20 pour l?athlétisme, 5 pour le tennis de table, 4 pour la lutte, 3 pour le karaté et le tennis, 2 pour le judo et 1 pour le basket, la boxe et le volley, Madagascar terminait
3e loin derrière la Réunion et Maurice. Si l?on exclut les disciplines qui rentraient bredouilles (sans la médaille d?or) en 98, le badminton, le cyclisme, le football, l?haltérophilie, la natation, les basketteurs, les volleyeuses devront rester à la maison. Tout un monde en somme. On se demande comment on peut finir premier avec une délégation réduite. Il doit y avoir une sacrée règle de trois dans une équation du troisième degré à 5 inconnus. Comme le plus grand nombre de médailles à disputer se trouve en athlétisme (45), natation (29), haltérophilie (24), judo (18) et boxe (12), rien ne prédestine Madagascar à la première place.
Dès le départ, on accuse un handicap numérique doublé d?une préparation précaire. Il faudra alors qu?un athlète coure à la fois le 100 m, le 200m, le 400m, le 800m, le 1500m, le 100m haies, le 400m haies, et avec à chaque coup la médaille d?or pour qu?on puisse finir premier. Le 20 juin, l?estimation du Mjsl et du Com était de 48 médailles, sans précision de nature. Avec la réduction annoncée de la délégation, le compte devrait être revu à la baisse. L?ambition par contre, n?a pas été amputée d?un iota. Trouver une formule pour décrypter cette énigme vaut déjà une médaille d?or. Elle ne serait pas de trop au décompte final.
réunion
Volley-ball. En attendant le prochain stage
Au prix de trois entraînements par semaine, la sélection féminine de volley-ball retrouve peu à peu le chemin de la forme physique. En attendant le prochain stage fermé programmé du 4 au 13 août à Sainte-Suzanne, quatorze joueuses prétendent toujours à une place au soleil sur la liste des douze, et ce depuis le départ du groupe de Françoise Techer pour raisons personnelles.
?Désormais, les filles ont retrouvé un certain rythme, et elles encaissent mieux les charges de travail?, assure Stéphane Mouezy, l?entraîneur de la sélection. ?Nous procédons avec des exercices physiques basés sur les fondamentaux du volley, le tout sous forme de séries très intenses. Les joueuses sont très sollicitées actuellement, donc il faudra leur laisser un peu de repos après le stage fermé pour ne pas qu?elles saturent. Mais l?ambiance est bonne, tout le monde vise le même objectif : la médaille d?or aux Jeux des îles?, sourit Stéphane Mouezy, qui a la particularité de disposer d?un groupe jeune mais relativement expérimenté.
?Lydia Numa, qui a évolué en équipe de France, ou Maeva Castori, qui joue des matches à enjeu tous les week-ends, sont jeunes, certes, mais ce sont des filles assez matures du point de vue du jeu. Psychologiquement, sachant que la pression sera forte durant les Jeux, j?essaie lors des entraînements de pousser les joueuses dans leurs derniers retranchements, pour savoir où sont leurs limites... Ainsi, je peux me faire une idée de leur réaction face au stress : certaines se prennent au jeu, d?autres craquent. Ce sont des données qu?il vaut mieux maîtriser avant de débuter la compétition, et c?est d?ailleurs en fonction de ce critère que j?ai rappelé Florence Tertre.? L?attaquante de l?ASPTT, qui avait mis de côté la compétition pour cause de maternité, est avec la libero Samantha Cuvelier la seule joueuse à avoir participé aux Jeux de 1998. Une expérience sans doute profitable, d?autant que la sélection Réunion, qui débutera son tournoi face aux redoutables Seychelloises, n?aura droit qu?à une infime marge d?erreur si elle veut se hisser jusqu?à la finale.
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